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Cérémonie de sortie de promotion à l’ENA

La longue attente d’Ahmed Ouyahia

Le ministre de l’Intérieur (à gauche) et le Premier ministre, hier, à l’ENA. ©Zehani/Liberté

La cérémonie de sortie de la 47e promotion à l’École nationale d’administration, qui devait avoir lieu, hier, à 14 heures, n’a, finalement, débuté qu’à 18 heures.
Soit, quatre heures de retard qu’a dû subir le Premier ministre Ahmed Ouyahia, qui attendait le retour du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, d’une mission à Djanet (Illizi), au sud du pays. Résultat : le Premier ministre épuisé par cette longue attente, a fait que les deux hommes n’ont pas esquissé le moindre échange de regards pendant de longues minutes, jusqu’à ce que le ministre lui adresse ses remerciements, dans son laïus, pour avoir honoré de sa présence cette sortie de promotion baptisée au nom du chahid Abdelhafid Boussouf. À cet événement en effet, Ahmed Ouyahia a été relégué au second plan, puisque le discours de circonstance a été prononcé par le ministre de l’Intérieur, qui a relayé le directeur général de l’ENA, laissant au chef de l’Exécutif le rôle de recevoir des mains des élèves le “cadeau symbolique” adressé au président de la République. Cette situation qui n’a pas échappé aux présents, n’a pas manqué de susciter interrogations et supputations sur le sens à donner à cette entorse au protocole, où le Premier ministre fait le pied de grue pour attendre l’arrivée de son subordonné. Le ministre paraissait tellement indispensable à cet événement qu’il a fait subir une longue attente au Premier ministre. Et pourtant, dans son discours, il s’est limité à mettre l’accent sur le rôle de cette école dans la formation des cadres pour la gestion des collectivités locales, en insistant sur la mise en œuvre du processus de réforme adopté par le gouvernement visant à la modernisation et au renouvellement du service public. En retraçant aussi, le cheminement de cette École des cadres, M. Bedoui a salué “un outil de l’État pour la modernisation de l’administration publique”, mais aussi “l’effort de formation continue”. En rappelant dans ce contexte, la création de l’École nationale des ingénieurs à Tlemcen, en révélant la mise en œuvre d’une formation au profit de nombres de P/APC qui s’est achevée jeudi dernier, dans une première étape, et qui a doté ces élus d’outils et de connaissances pratiques sur la gestion locale, en attendant de l’élargir à tous les élus locaux au plan national. Pour sa part, Ahmed Ouyahia, dans une déclaration à la presse en marge de cette cérémonie, s’est dit personnellement heureux de renouer avec cette École qu’il a fréquentée 43 ans auparavant, en révélant qu’elle a contribué avec 6 000 cadres dans l’édification de l’État algérien depuis les premières années de l’indépendance. Et au moment où l’État œuvre à renforcer la décentralisation, il compte beaucoup sur les promotions de cette École pour construire une administration locale forte et de fournir un service public de qualité pour le peuple algérien, conclut-il.

A. R.
amar.rafa@liberte-algerie.com



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