Scroll To Top
FLASH
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

Aïn Rich (M’Sila)

4 manifestants placés sous mandat de dépôt


À la suite des événements qu’a connus, depuis jeudi dernier jusqu’à lundi, la commune d’Aïn Rich, située à 139 km au sud du chef-lieu de la wilaya de M’sila, les manifestants arrêtés dimanche et lundi derniers ont été présentés, avant-hier tard dans la soirée, devant le tribunal d’Aïn El-Melh.

Quatre manifestants ont été placés sous mandat de dépôt et 10 sous contrôle judiciaire. Ils sont accusés d’attroupement illégal et d’actes de vandalisme. Pour rappel, des habitants de la commune d’Aïn Rich bloquent, depuis jeudi, le siège de l’APC et plusieurs axes routiers, pour protester contre l’enclavement, la marginalisation et exprimer leur indignation quant à l’absence de dialogue avec les responsables de la wilaya et ainsi dénoncent les problèmes au niveau de l’APC.

Ils demandent une prise en charge sérieuse de leurs doléances qui concernent presque tous les secteurs, à savoir la santé, l’emploi, les infrastructures, l’habitat, l’éducation… Pour tenter de disperser la foule, les forces de l’ordre sont intervenues. La ville s’est transformée, en l’espace d’un quart d’heure, en une véritable arène. Les gaz lacrymogènes et la fumée des pneus ont rendu l’atmosphère étouffante.

Les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont fait 23 blessés dont 3 gendarmes. En outre, les services de sécurité ont arrêté 14 jeunes parmi les manifestants. Dans un communiqué rendu public le 12 juin, le wali de M’sila a clairement accusé des personnes occultes qui cherchent l’intérêt personnel derrière cette manifestation.

“Ce sont les conflits à l’Assemblée populaire et entre certains gens qui ont perdu leurs intérêts personnels qui ont poussé la population à manifester”, lit-on dans le communiqué, qui ajoute que la commune  d’Aïn Rich a bénéficié dans le cadre des PCD de 30 opérations pour une enveloppe de 35,5 milliards de centimes, et ces opérations ont été convenues à la suite des rencontres wali-société civile en octobre 2019 et mars 2020 où toutes les doléances ont été exposées.

Notons que dans ce communiqué, le wali menace les instigateurs de poursuites judiciaires. Nous avons appris que le wali a ouvert un dialogue direct avec les citoyens de la région.  
 

Chabane BOUARISSA


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER