Scroll To Top
FLASH
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

Le chef de service de médecine légale du CHU de Tizi Ouzou l’a affirmé hier

678 femmes victimes de violences en 2019

© D. R.

S’exprimant hier lors du Congrès international ayant pour thème “La réalité de la  femme  à  l'ombre des  bouleversements  de  la  société”, organisé  par  le département des sciences humaines et sociales de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, à l’Institut spécialisé en hôtellerie et tourisme (INHT), le chef de service de médecine légale du CHU Nedir- Mohamed, le Pr Brahim Boulassel, a indiqué qu’en 2019, 804 femmes avaient consulté dans ce même service dont 678 d’entre elles avaient subi des violences volontaires.

“Il est  vrai  que la femme  est  de nous  jours partout  et  occupe une  place privilégiée dans la société, mais elle demeure toujours victime de violences”, a soutenu l’orateur, expliquant que “le meilleur indicateur pour le savoir n’est autre que l’ampleur de la violence qu’elle subit et qui constitue un réel problème de santé publique et une violation des droits fondamentaux”.

En matière de médecine légale, a expliqué le Pr Boulassel, “ce sont toutes les violences qui sont prises en considération et ce, à commencer par la simple violence psychologique jusqu’à l’extrême violence qui est le féminicide”. Il a également affirmé qu’“une femme sur trois dans le monde a subi des violences physiques ou sexuelles exercées le plus souvent par le partenaire intime”.

Abordant les conséquences de ces violences à l’encontre des femmes, le Pr Brahim Boulassel a rappelé qu’elles sont souvent fâcheuses et graves, citant la dépression nerveuse, les maladies sexuellement transmissibles, le tabagisme, l’alcoolisme, les grossesses non désirées et enfin le décès. 

L’orateur a estimé que le secteur de la santé joue un rôle-clé pour prévenir la violence à l’égard des femmes car, a-t-il expliqué, “il doit fournir des services de santé complets aux victimes, collecter les données sur la prévalence des facteurs de risque et les conséquences sanitaires de ces violences, afin d’éclairer les politiques de lutte contre ces violences pour ainsi développer des programmes de prévention”. “Les professionnels de la santé, en collaboration avec d’autres acteurs de la société, sont tenus de dénoncer ces violences. 

L’Algérie  est,  certes,  le  deuxième  pays  du  Maghreb  après  la  Tunisie à pénaliser la violence faite aux femmes, mais beaucoup reste  à  faire  sur  le terrain pour combattre ce problème”, a poursuivi le Pr Boulassel, non sans plaider pour que la violence à l’égard des femmes soit reconnue comme un problème de santé publique. 
 

K. Tighilt


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER