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Paludisme à Tamanrasset

98 victimes en 15 jours


Le nombre de paludéens enregistrés depuis le début de l’année 2018 à Tamanrasset s’élève à plus de 148 cas, a-t-on appris, hier, du chef de service des maladies infectieuses de l’établissement public hospitalier de la ville Elias-Akhamokh. Sauf que 66% des cas, soit 98 paludéens, ont été relevés uniquement durant la première quinzaine du mois en cours, a indiqué le même responsable en tenant à préciser que “les cas de malaria enregistrés jusque-là, dont 12 dans un état critique, ont été tous importés des pays endémiques, le Niger et le Mali en l’occurrence”. D’après le Dr Akhamok, également président du Conseil des médecins spécialistes (CMS) à l’EPH, “aucun cas autochtone n’a été signalé. Ce sont les voyageurs et transitaires des pays voisins qui sont les plus touchés. Hormis les 4 malades toujours mis sous surveillance médicale au niveau de l’EPH, dont un en réanimation, tous les autres paludéens, ayant bénéficié d’une bonne prise en charge médicale, ont quitté l’hôpital”. Évoquant les moyens prophylactiques mis en place au profit des malades, notre interlocuteur a recommandé l’intensification des consultations pré-voyage et la prise de traitement préventif avant de quitter le territoire national à destination des pays endémiques, particulièrement le Niger qui fait face à d’autres maladies vectorielles non moins ravageuses. Sur place, il faut donc se protéger des moustiques du genre Anophèles, considérés comme les principaux vecteurs du virus, en se dotant de moustiquaires imprégnées d’insecticides. En cas de fièvre au retour du voyage, il faut impérativement consulter un médecin, préconise le spécialiste qui déconseille aux femmes enceintes, ainsi qu’aux enfants de moins de 5 ans de voyager pendant cette période automnale. Encore une fois, le président du CMS a plaidé pour la réalisation d’un centre de référence en maladies tropicales à Tamanrasset, afin d’assurer une meilleure prise en charge des malades et de consacrer plus d’études, et de manière approfondie, à cette épidémie. Pour mémoire, la wilaya de Tamanrasset a enregistré 383 cas en 2017. Aucun décès n’a été déploré, rappelle encore le chef de service qui a parlé de l’efficacité du nouveau médicament, l’artesunate, lancé dans le cadre de la campagne nationale de lutte contre le paludisme. Cependant, la prévention reste le meilleur moyen de lutte, a-t-il recommandé en invitant les autorités des régions frontalières à consentir plus d’efforts pour lutter contre les larves de ce parasite qui, faut-il le rappeler, a été à l’origine du décès de 4 personnes en 2015, où l’on avait dénombré 518 paludéens uniquement dans la ville de Tamanrasset. Toutefois, le chiffre record de cette wilaya du Grand-Sud, qui était de 806 paludéens, a été enregistré en 2012.


RABAH KARECHE



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