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il a résilié les contrats de 3 entreprises réalisatrices et mis en demeure 17 autres

AADL : Temmar fait le nettoyage

Abdelwahid Temmar, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville. ©D. R.

Le ministre de l’Habitat a procédé à la résiliation des contrats avec trois entreprises tout en adressant des mises en demeure à 17 autres. Il promet de reproduire, prochainement, le même scénario pour le social.

Abdelwahid Temmar, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, semble déclarer la guerre aux entreprises défaillantes dans la réalisation de logements, toutes formules confondues. Et pour marquer les esprits, Temmar a saisi la rencontre d’hier qui l’a réuni avec les directeurs des OPGI et les maîtres d’œuvres au siège de son département pour annoncer les sanctions prises à l’encontre des entreprises qui enregistrent un retard important pour la formule AADL sans justificatif valable. Aussi, il a révélé la résiliation de contrats à trois entreprises tout en adressant des mises en demeure à dix-sept autres.
Cela concerne 2 550 unités  qui devaient être réalisées à Tissemsilt, Ouled Zenati et Mascara. Il est question aussi de contrat en cours de
résiliation pour Biskra concernée par un projet de 800 unités. Pour le reste des logements, le ministre a parlé de “l’établissement d’un nouveau planning de réalisation” sur lequel “les entreprises se sont engagées” avec l’idée de procéder à des évaluations trimestrielles et reproduire le même canevas pour la formule du social. “C’est le logement qui assure la stabilité, alors, j’en appelle à votre conscience au delà des contrats qui nous lient”, a dit Temmar, interpellant, dans la foulée, les directeurs des OPGI : “Vous avez une mission noble, alors menez-la à bien et ne perdez pas de vue que des citoyens attendent leurs logements.” Temmar leur rappellera, en ce sens,  qu’“il ne sert à rien de maquiller les chiffres” et de se cacher derrière la phrase sésame “en cours de réalisation”, les incitant “à communiquer les problèmes en temps réel pour les gérer sans cumuler de retards” à plus forte raison que les OPGI vont bénéficier d’une partie de la formule LPA dans sa nouvelle version. Il faut croire que la plus grande partie des retards est due, essentiellement, au non-paiement des avenants (réglé depuis peu), mais pas seulement. Il s’agit aussi des problèmes des expropriations, de l’absence de main-d’œuvre qualifiée, des terrains instables, de l’éloignement (acheminement des matériaux) et des surcoûts par rapport aux produits de construction (plus chers). Le ministre persiste et signe : “Cela ne justifie en rien des retards aussi importants.” Et de qualifier le nouveau planning sur lequel s’est entendu le maître d’œuvre et le maître d’ouvrage de “délais de la dernière chance”.  

Logement social : 28 000 unités accusent un retard
Hier, au ministère de l’Habitat, c’était au logement social de capter toutes les attentions, et c’est à juste titre. Temmar, en réunion avec les directeurs des OPGI et les entreprises réalisatrices, a révélé que plus de 28 000 unités enregistrent un retard allant parfois jusqu’à sept années. Temmar a énuméré, à l’occasion, 73 projets attribués à 20 entreprises repartis sur  18 wilayas. Il sommera alors les maîtres d'œuvres de rattraper les retards enregistrés en s’engageant de manière ferme à travers de nouveaux plannings tout en engageant le débat en guise d’aperçu sur la réalité de la situation.
“Je ne suis pas particulièrement adepte de la résiliation des contrats, mais si je n’ai pas le choix, je n’hésiterai pas à le faire”, a t-il averti prenant à témoin les directeurs des OPGI, tout en réclamant “plus de dynamisme” de leur part et “un suivi rigoureux”. Et si les entreprises réalisatrices dans le Grand-Sud ont, plus ou moins, présenté des arguments qui tiennent la route pour expliquer les retards enregistrés, ce n’est pas vraiment le cas pour d’autres, notamment dans les régions Est et Ouest.
Comme dans les cas d’Annaba où un projet pris en charge par une entreprise chinoise accuse 24 mois de retard, ou encore Aïn Témouchent et Oran avec 29 mois de retard, et notamment El-Tarf où une entreprise n’arrive pas à réaliser 100 logements depuis 2009…

Nabila Saïdoun



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1 réactions
Brahms le 14/01/2018 à 14h47

Les immeubles sont affreux, il n'y a aucun style. C'est que du moins cher, on tire sur la qualité, sur les matériaux, sur la compétence pour tenter de combler le retard. Personnellement, même gratuit, je n'en voudrais pas. Ce sont des cités dortoirs et derrière aucun suivi, aucune maintenance des immeubles donc ces immeubles vont vite se dégrader avec du baraudage, des draps, des couvertures aux fenêtres, des paraboles, des marmots sans éducation qui montent et descendent les escaliers.

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