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La demande de sa remise en liberté rejetée

Abdelouahab Fersaoui reste en prison

© D.R.

Le “miracle” n’aura pas lieu : la chambre d’accusation près la Cour d’Alger a refusé hier de donner une suite favorable à la demande en appel de remise en liberté provisoire introduite par les avocats au profit d’Abdelouahab Fersaoui, président de l’association Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ). “La demande a été refusée”, a indiqué laconiquement une des avocates assurant sa défense, jointe par téléphone. En prison depuis plus de trois mois, Abdelouahab Fersaoui, arrêté le 10 octobre dernier par des agents en civil alors qu’il participait à un rassemblement de soutien aux détenus d’opinion qui comparaissaient devant le tribunal Abane-Ramdane, est poursuivi pour les chefs d’inculpation d’“atteinte à l’intégrité du territoire national” et d’“incitation à la violence”, en vertu des articles 74 et 79 du code pénal. “Est puni de la réclusion à temps, de cinq (5) à dix (10) ans, quiconque, en temps de paix, en vue de nuire à la défense nationale, a entravé la circulation de matériel militaire ou a, par quelque moyen que ce soit, provoqué, facilité ou organisé une action violente ou concentrée ayant ces entraves pour but ou pour résultat”, stipule l’article 74 du code pénal, tandis que l’article 79 dispose que “quiconque, hors les cas prévus aux articles 77 et 78, a entrepris, par quelque moyen que ce soit, de porter atteinte à l’intégrité du territoire national, est puni d’un emprisonnement d’une durée d’un (1) à dix (10) ans et d’une amende de 3 000 à 70 000 DA (…)”. En raison de la grève, l’examen de son dossier a eu lieu en l’absence de ses avocats, a précisé notre source. Ce rejet pour le moins inattendu, au moment où l’on spécule sur une prétendue volonté du nouveau chef de l’État de faire quelques gestes d’apaisement, n’a pas manqué de susciter le dépit de certaines figures de la société civile, à l’image de Hakim Addad, ancien président du RAJ, présent hier dès les premières heures de la matinée à un rassemblement de soutien à son “camarade” devant l’enceinte de la Cour d’Alger. “La justice est malheureusement encore absente. C’est la raison d’ailleurs pour laquelle le hirak continue de réclamer une justice indépendante”, déplore-t-il avant d’ironiser : “J’espère que les juges dormiront tranquillement et ne penseront pas aux trois fillettes d’Abdelouahab.” “Nous continuerons la lutte pour la libération de tous les détenus et le pays”, assure encore Hakim Addad. 

D’après l’avocat, Me Noureddine Benissad, le procès du président du RAJ pourrait être programmé dans les prochaines semaines. 
À noter par ailleurs que le procès en appel des détenus, libérés récemment après avoir purgé leur peine, en l’occurrence Leftissi Messaoud, Bacha Bilal, Oudihat Khaled, Ouidir Khaled, Meharzi Hamza et Safi Tahar, a été renvoyé au 4 mars prochain.
 

K. K.



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