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Raouya a présenté hier, à l’APN, le projet de loi de finances

Aucun signal pour la transformation de l’économie


Le projet de loi de finances 2019 présenté, hier, devant l'Assemblée populaire nationale (APN), par le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, ne donne aucun signal pour la transformation de l’économie. Évoquant le comportement de l’économie nationale en 2018, le grand argentier du pays a relevé que les recettes budgétaires recouvrées ont atteint 4 477,3 milliards de dinars à fin juillet 2018, contre
4 027,1 milliards de dinars durant la même période de l’année 2017, soit une hausse de 11,2%. 55% des recettes budgétaires proviennent des ressources ordinaires et 45% de la fiscalité pétrolière. Les ressources ordinaires collectées à fin juillet de l’année en cours sont estimées à 2 866,3 milliards de dinars, contre 2 752,1 milliards de dinars à fin juillet 2017. La fiscalité pétrolière recouvrée durant les 7 premiers mois de l’année en cours est évaluée à 1 611 milliards de dinars, en hausse de 26,3% par rapport à celles collectées durant la même période de l’année passée (1 275,1 milliards de dinars). Le prix du pétrole algérien (Sahara Blend) a augmenté de 41,6%, affichant un cours moyen de 72,48 dollars le baril durant les 9 premiers mois de l’année 2018, contre 51,18 dollars le baril durant la même période de l’année passée. Les exportations des hydrocarbures ont atteint 27,9 milliards de dollars. Concernant le taux de change, durant les 9 premiers mois de l’année en cours, le dinar s’est déprécié de 5,41% par rapport au dollar américain et de 11,84% par rapport à l’euro. Le ministre des Finances a affirmé que les soldes de la balance des paiements prévus pour la période 2019-2021 s’établiraient à -17,2 milliards de dollars en 2019, à -14,2,milliards dollars en 2020 et à -14 milliards de dollars en 2021. Un tel profil de la balance des paiements induirait un niveau des réserves de change qui se contracterait en 2019 (62 milliards de dollars), en 2020 (47,8 milliards de dollars) et en 2021 (33,8 milliards de dollars). Côté dépenses, le gouvernement semble avoir oublié ses promesses de rationalisation. C’est le budget de fonctionnement qui sera le principal bénéficiaire de l’allocation des ressources de l’État. Il augmente de 18%, atteignant 4 863,9 milliards de dinars. Le budget d’équipement, estimé à 3 602,7 milliards de dinars, baisse de 10,9%. Ce niveau de dépenses et de recettes induira un déficit budgétaire estimé à 10,4% du produit intérieur brut (PIB) en 2019, pour baisser par la suite à 5,7% en 2020 et à 5% en 2021. Compte tenu des niveaux des recettes et des dépenses budgétaires, le financement des déficits du Trésor entre 2019 et 2021 serait sous tension malgré le recours au financement non bancaire et des prélèvements du Fonds de régulation des recettes en 2019.


Meziane Rabhi

 



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