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Exportations hors hydrocarbures

Beaucoup de discours et peu d’actes


Contrairement à ce qui a été avancé il y a quelques mois par les services du ministère du commerce, le volume des exportations hors hydrocarbures n’atteindra pas les 3 milliards de dollars en 2018. Le ministre lui-même, Saïd Djellab, reconnaît qu’un tel objectif ne sera pas concrétisé à la fin de l’exercice actuel. Le montant qu’engrangera l’Algérie de ses exportations en dehors du pétrole et du gaz avoisinerait les 2,3 milliards de dollars seulement pour l’année en cours. Le ministre du Commerce semble changer de fusil d’épaule dans sa stratégie à l’export. Au lieu d’annoncer des perspectives chiffrées, il préfère asseoir d’abord à moyen terme toute une politique dédiée à l’exportation, fondée sur des mécanismes et dispositifs solides. “C’est à partir de là que l’on pourra parler du montant global en devises qu’apporteraient les exportations hors hydrocarbures pour le pays”, estime M. Djellab. Ces quelques opérations d’exportations réalisées jusque-là, avoue-t-il, l’ont été dans des conditions difficiles. “Et si toutes ces contraintes sont levées, l’on assistera à un véritable boom d’exportations”, déclare le ministre dans un point de presse organisé hier en marge de la rencontre nationale ayant pour thème “Réussir les exportations pour diversifier les ressources”. La rencontre d’hier a pour principal but de dégager une feuille de route qui définira les axes prioritaires de la stratégie nationale des exportations à mettre en œuvre sur de bonnes bases. Les différentes participations algériennes aux foires et salons dans pas moins de 7 déplacements vers l’Amérique du Nord, l’Afrique et le monde arabe ont, selon le ministre, servi de test pour diversifier les partenaires de l’Algérie et promouvoir le produit algérien. Il indique, à ce propos, que le nombre d’entreprises participantes à ces manifestations économico-commerciales est passé de 374 en 2017 à 839 en 2018. Cette présence a eu pour résultat la signature de quelque 50 contrats pour l’exportation de produits algériens vers ces pays. “À l’issue de toutes ces sorties, nous avons constaté que le produit algérien est bien apprécié par les étrangers du point de vue sa qualité et de son prix. Il suffit de le faire connaître uniquement. Et c’est ce que nous faisons actuellement”, relève-t-il. Toutes les conditions sont, d’après lui, réunies pour la diversification des exportations. “Il ne reste que quelques aspects d’ordre réglementaire et organisationnel qui sont, d’ailleurs, débattus par les cinq panels mis en place dans cette rencontre”, précise-t-il, en citant la lancinante problématique de la logistique, dont le transport. L’idée, c’est d’identifier toutes les contraintes et autres problèmes qui bloquent les opérateurs dans l’acte d’exporter. Autant d’écueils à relever en créant, suggère-t-il, un cadre idoine et les moyens indispensables pour concrétiser ces opérations d’exportations.


B. K.


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