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Maroc-front polisario

Bouteflika appelle à des négociations directes

Abdelaziz Bouteflika a adressé hier un message au président de la RASD. © Ammi Louiza/ArchivesLiberté

“Le règlement de la question du Sahara occidental est de la responsabilité de l'Organisation des Nations unies”, vient d’affirmer le président Bouteflika, assurant que “l’Algérie ne ménagera aucun effort pour apporter son soutien et son appui à la proposition de Ban Ki-moon de relancer les négociations directes entre le royaume du Maroc et le Front Polisario.

À l'occasion du 40e anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a adressé hier un message au président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, dans lequel il affirme que l'Algérie “ne ménagera aucun effort” pour apporter son “soutien” à la proposition du secrétaire général de l'ONU visant à relancer les négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario pour parvenir à une solution “juste et durable” garantissant au peuple sahraoui son droit à l’autodétermination.
Le chef de l’État algérien impute, à cet effet, la responsabilité du règlement de ce conflit, qui n’a que trop duré, à l’Organisation des Nations unies. “En sa qualité de pays voisin des deux parties au conflit, l’Algérie se reconnaît dans la démarche de la communauté internationale et des Nations unies en particulier qui, avec constance, préconise une solution basée sur l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, dans la lignée de la position de l'Afrique qui a placé, pour sa part, le parachèvement de la décolonisation en tête des priorités de son organisation continentale depuis sa création”, a écrit le président Bouteflika.
Ainsi, fidèle à ses engagements, l’Algérie reste attachée au “respect du principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à la stricte mise en œuvre de la doctrine des Nations unies dont sont justiciables les pays et les peuples coloniaux et à la promotion des vertus du dialogue”.
Ce rappel insistant du chef de l’État algérien vient mettre l’organisation onusienne, une nouvelle fois,  face à ses responsabilités à mettre un terme, conformément à ses compétences, à un conflit vieux aujourd’hui de 40 ans. “Une telle voie ne fera qu’ouvrir de nouveaux horizons plus prometteurs à la paix et au développement dans la région du Maghreb et en Afrique”, a ajouté le président Bouteflika.
Sur ce registre, on se souvient, il y a quelques jours, en commémoration du 27e anniversaire de la proclamation de l'Union du Maghreb arabe (UMA), le chef de l’État algérien avait adressé une lettre chaleureuse au roi du Maroc, dans laquelle, il appelait à une consécration de l'unité du Maghreb perçue comme “une nécessité impérieuse”, “un projet civilisationnel”, “un cadre approprié pour la consolidation des relations de coopération que nous devons hisser à des niveaux supérieurs de sécurité et de stabilité dans notre espace régional”, avait-il notamment plaidé auprès du souverain marocain. Par ailleurs, on ne peut omettre d’établir un lien direct entre les propos du chef de l’État algérien avec la visite que doit effectuer la semaine prochaine le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans la région.
D’une certaine manière, il a été rappelé à ce dernier que l’Algérie n’était en aucune manière impliquée dans ce conflit dont la résolution échoit essentiellement à l’organisation des Nations unies, et ce, telle que le prévoit, du reste, sa charte fondatrice. Une mission délicate qui ne peut être envisagée que par des négociations directes entre le Maroc et le Front Polisario et pour laquelle l’Algérie apporte son soutien.


Mohamed-Chérif Lachichi

 



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