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LA VISITE DE MERKEL à ALGER REPORTÉE

Bouteflika “indisponible”

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. © Louiza Ammi/Archives Liberté

Cette “indisponibilité” soudaine du chef de l’État algérien, révélée le jour même de la visite officielle de la chancelière allemande, va, vraisemblablement, relancer les supputations sur l’état de santé du président Bouteflika et ses conséquences sur la diplomatie algérienne.

Le report de la visite officielle en Algérie de la chancelière allemande, Angela Merkel, annoncé hier par une dépêche laconique de l’APS, sera très certainement l'occasion de relancer les  spéculations autour de l'état de santé du Président algérien. Et pour cause ! Cet “ajournement” est précisément motivé par une raison médicale. “Ce report est dû au fait que son excellence
M. Abdelaziz Bouteflika, président de la République, qui se trouve à sa résidence à Alger, est indisponible temporairement, du fait d'une bronchite aiguë”, a indiqué un communiqué du palais d’El-Mouradia, cité par l'agence de presse officielle algérienne.
Ce report pour le moins surprenant et inédit intervient donc le jour même du début de cette visite avortée d’Angela Merkel qui devait s’étaler, rappelle-t-on, sur deux jours (hier et aujourd’hui, ndlr). Dans la matinée pourtant, rien ne présageait un tel revirement. En effet, les rues de la capitale algérienne était pavoisées aux couleurs des deux pays et les forces de sécurité sur les dents, comme à leur accoutumée en pareille occasion.  Il a fallu attendre, quand même, 13h57 pour que l’information soit rendue publique par l’APS. “Cette visite sera programmée de nouveau à une date dont conviendront les deux parties”, a ajouté, en outre, le communiqué de la présidence de la République. Pour sa part, la  chancellerie allemande a précisé que le gouvernement algérien avait demandé “à la dernière minute” de reporter le voyage et que la chancelière avait accédé à ce “souhait”.
Pour certaines sources, cette soudaine “indisponibilité temporaire” du chef de l’État algérien, révélée le jour même de la visite d’Angela Merkel, est à marquer d’une pierre blanche tant cet événement est venu confirmer ce qui est colporté autour de l’état de santé du président Bouteflika qui, dit-on, se serait gravement altéré depuis quelques semaines déjà.
Cela n’empêche pas, néanmoins, d’autres sources de soupçonner une “maladie diplomatique” du chef de l’État qui, semble-t-il, n’aurait pas apprécié, selon cette assertion, les velléités allemandes quant à la reconduite aux frontières des immigrés et autres délinquants algériens. Ce qui reste, toutefois, à vérifier même si la chancelière allemande ne cache nullement son intention d’expulser les demandeurs d'asile déboutés en Allemagne, elle qui a sollicité ouvertement l'aide des pays maghrébins en vue d'un contrôle plus strict des flux de migrants africains voulant gagner l'Europe.
Ce dossier était d’ailleurs au menu de la visite que devait effectuer la chancelière à Alger, selon les médias allemands. Cette position d’Angela Merkel tient notamment au fait que l’auteur de l'attentat terroriste commis en décembre à Berlin (12 morts), à savoir un demandeur d'asile tunisien dont la requête avait été déboutée et que la Tunisie, où Mme Merkel est attendue ce 3 mars, a tergiversé à rapatrier.
Depuis ce funeste événement, la situation s’est quelque peu tendue entre Berlin et les pays du Maghreb, au point où Mme Merkel ne s’embarrasse plus de subtilités pour accuser les pays maghrébins de freiner les expulsions de leurs ressortissants vers leur pays d'origine. Ce processus n'est “pas encore assez rapide”, avait-t-elle estimé la semaine dernière en recevant à Berlin le Premier ministre tunisien Youssef Chahed.
Quoi qu’il en soit, et si beaucoup de choses ont été dites, jusque-là, sur l’état de santé du président Bouteflika, sur l’insécurité et les flux migratoires, ce report, même officiellement motivé, n’en reste pas moins un mystère.


Mohamed- chérif Lachichi

 


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1 réactions
Fraternity le 21/02/2017 à 15h12

Il est du devoir et de l'éthique journalistique de vérifier les informations distillés par l'agence APS: son excellence est-il vraiment vivant et jouit de ses capacité intellectuelle et physiques pour gérer le pays ? Qui est derrière les communiqués à répétition de la présidence? étant donné que M. Bouteflika est absent et ne parle pas et depuis longtemps à nos compatriotes !! sa bronchite aigue date de quand? 2 jours ou 2 mois? On est vraiment dans la communication de la période sovietique !!

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