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Le CNES réagit à la mort tragique du professeur

“C’est le résultat de l’impunité”


Le phénomène de violence qui a pris place dans nos universités a atteint son paroxysme jusqu’à inscrire, dimanche dernier, le nom du professeur Bachir Karoui Serhane comme première victime d’un meurtre. Un état de fait des plus dramatiques qui n’a pas manqué de faire  réagir, hier, le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) qui, dans un communiqué, a condamné cet “incident de trop”. “C’est le résultat inévitable compte tenu du silence de la tutelle et de la non-sanction des responsables depuis l’apparition du phénomène de Baltagui qui remonte au mois de février dernier lorsque des enseignants de l’université d’Alger 3 ont été agressés”, lit-on sur le document du bureau national du Cnes, qui note d’autres cas de violence enregistrés au niveau des universités de Bordj Bou-Arréridj, de Batna et de M’sila. Le syndicat accule, par ailleurs, le ministère de l’Enseignement supérieur, l’accusant sans détour “d’agir en actes irresponsables qui visent à tromper l’opinion publique et autres décideurs de ce pays”. À ce titre, le Cnes a carrément dénoncé “le laxisme” de la tutelle qui, selon lui, “a ignoré jusque-là tous leurs cris d’alarme”. Un laisser-aller qui, de l’avis des enseignants, “a mené à la perte tragique du professeur Bachir Karoui de l’université de Khemis Miliana, victime de cette barbarie, mais aussi et surtout de la mauvaise gestion, de la protection des auteurs des actes de violence et du recrutement de personnes incompétentes”. Le Cnes va plus loin et avertit quant à sa marginalisation, estimant que “la lutte contre la violence ne peut être prise en charge par des organisations estudiantines ni par des syndicats disqualifiés”. Il accuse aussi la tutelle “de vouloir gérer le secteur de façon unilatérale sans l’association des vrais représentants de ce haut corps enseignant”. Compte tenu de cette situation qui porte atteinte à la valeur de l’univesité algérienne, le Cnes fait appel, comme le souligne le communiqué, au Premier ministre Abdelmadjid Tebboune pour “intervenir très vite et venir au secours de l’université et la sauver de l’effondrement en prenant des mesures déterminantes et décisives afin de venir à bout de ce marasme”.

Nabila Saïdoun



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