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Le DG de NCA Rouiba à propos de la destruction de ses produits en Libye

“C’est une attaque contre l’export algérien”

Le DG de NCA Rouiba, Sahbi Othmani, hier, lors d’une conférence de presse. © Nabila Saïdoun/Liberté

Sahbi Othmani a insisté sur la conformité de tous ses produits non seulement aux normes libyennes, mais aussi à celles de tous les marchés étrangers sur lesquels la marque est présente (Espagne, France, Canada et 11 pays africains).

En conférence de presse, hier au siège de l’usine sise à Rouiba, Sahbi Othmani, DG de la célèbre marque de jus Rouiba, est revenu en détail sur l’incident des produits détruits à la frontière algéro-libyenne au début de ce mois de février, et ce, pour mettre fin à toutes les spéculations qui s’en sont suivies.
“Ce n’est nullement un problème de conformité, mais plutôt un incident avec les douanes libyennes, car nos produits sont non seulement conformes aux normes libyennes, mais aussi à celles de tous les marchés étrangers sur lesquels la marque est présente, à l’image des marchés espagnol, français et canadien et 11 pays africains”, commence-t-il par expliquer, avant de verser dans le détail. “Il s’agit d’un lot de 140 000 unités envoyées depuis juin dernier et le souci ne s’est posé que pour 5 000 caisses. Le problème a ainsi traîné jusqu’à la péremption du produit en question, et donc, il ne restait plus qu’à le détruire”, précisant que “par le plus curieux des hasards, des photos, visiblement prises par des professionnels de l’image, ont circulé et n’ont pas manqué d’être relayées par la presse. Cela n’a aucun impact du point de vue de la commercialisation, mais nous ne pouvons faire fi de cet épisode sans éclairer l’opinion publique”. Annonçant pas moins de
22 nouveautés pour 2019, le DG de NCA Rouiba parlera longuement du “sérieux de l’entreprise, très à cheval sur la qualité, et la solide réputation qu’elle a acquise au bout de cinquante années de dur labeur et de sacrifices” qui ne peuvent en aucun cas, selon lui, “être entachés par un malheureux incident pour lequel l’entreprise n’a aucune responsabilité”. Le DG de NCA Rouiba persiste et signe : “Il n’est nullement question de non-conformité des produits de notre marque qui jouit de toutes les certifications internationales requises en la matière, et c’est la raison pour laquelle notre produit continue à être admis et vendu sur le sol libyen.”
Il confie également que “les autorités libyennes ont assuré que pareil incident ne se reproduira pas”. Il ira jusqu’à montrer des documents qui parlent de “la réquisition d’un lot de produits dont la matière sèche est en dessous de la norme libyenne n°37-02-2009” sans qu’aucun chiffre précis soit mentionné. C’est dire qu’il ne s’agit là que “d’une tentative avortée pour porter atteinte à notre image”, a-t-il conclu.   

Une démarche solidaire pour contrer la concurrence à l’extérieur
Sahbi Othmani a saisi cette tribune pour aborder le problème dans sa globalité et parler d’un  malaise interne qui vient accentuer la concurrence internationale “L’Algérie a, peut-être, mis du temps pour prendre conscience que l’export est la seule issue pour porter notre économie, mais elle abrite de nombreux atouts à faire valoir qui lui garantissent une place de choix, notamment sur les marchés africains”, a-t-il expliqué, tout en poursuivant : “Nous bénéficions d’une belle image auprès des hauts responsables de nombreux pays africains dont certains ont même fait leurs études chez nous, et en plus, nous présentons un produit de qualité. Cela nous permet de nous imposer et de prendre des parts de marché importantes que nos concurrents ne sont pas près de nous céder sans se battre.”
Raison pour laquelle Ali Hammani, président de l’Apab, est venu appuyer NCA Rouiba en appelant “à une démarche commune à tous les producteurs de boissons qui font de l’export pour constituer une force à même de se prémunir de pareilles tentatives déstabilisatrices qui, en définitive, portent atteinte à l’image de l’Algérie et à sa stratégie d’exportation”. Mais en guise de soubassement,   il est question, selon M. Hammani, de mener un combat en interne pour être en mesure de s’imposer, ensuite, à l’international. Allusion faite au problème que vivent les exportateurs et les investisseurs algériens avec la Banque d’Algérie. Ils se retrouvent pieds et poings liés ne pouvant pas sortir un rond pour faire fructifier leurs affaires à l’étranger, alors que de nombreuses opportunités s’offrent à eux, notamment dans les pays africains où l’on note une forte présence tunisienne et marocaine.   


Nabila Saïdoun

 



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