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perspectives économiques pour l’algérie en 2019

Croissance : le FMI revoit ses prévisions à la baisse

Siège du Fonds monétaire international. ©D. R.

L’offre mondiale de pétrole devrait augmenter progressivement sur l’horizon de prévision, ce qui ferait baisser les prix du pétrole à 68,76 dollars le baril en 2019, puis aux environs de 60 dollars le baril en 2023.

Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse les prévisions de croissance de l'économie algérienne pour l’année en cours. Il prévoit désormais une augmentation du produit intérieur brut (PIB) de 2,5%, dans son rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales, publié hier, alors que s’ouvrait, à Bali (Indonésie), l’assemblée annuelle de l’institution. En avril dernier, le FMI tablait sur une croissance de 3% de l’économie algérienne.  Pour 2019, la croissance du PIB de l’Algérie devrait remonter à 2,7%, projette l’institution de Bretton Woods, un taux trop faible pour créer suffisamment d’emplois pour le grand nombre de jeunes chômeurs du pays. Selon le rapport du FMI, le taux de chômage devrait fléchir légèrement en 2018 à 11,6% contre 11,7% en 2017, avant de progresser en 2019 pour atteindre 12,3%. Il reste particulièrement élevé chez les jeunes et chez les femmes. L’institution de Bretton Woods a, cependant, abaissé ses prévisions pour l’inflation à 6,5% en 2018 contre une projection précédente de 7,4%. La prévision pour l’inflation en 2019 se situe autour de 6,7%, en baisse également par rapport aux 7,6% projetés en avril. Le déficit du compte courant devrait atteindre cette année -9% du PIB contre -9,3% prévu en avril et devrait se réduire davantage en 2019 pour arriver à -7,9% du PIB. En 2017, le déficit du compte courant s’est établi à -13,2% du PIB. Dans son dernier bulletin monétaire et financier, la Banque d’Algérie a observé une légère reprise de l’inflation globale, en moyenne annuelle partir de mai 2018. “La légère reprise de l’inflation au cours des deux derniers mois du premier semestre de 2018 est encore plus nette en glissement annuel”, souligne la Banque d’Algérie, pour qui le principal défi est désormais de continuer à assurer la stabilité des prix dans un environnement de surplus de liquidités substantielles et persistantes. En prévision de l’accroissement de l’excès de liquidités avec les nouveaux achats directs de titres du Trésor au début de l’année 2018 (1 400 milliards de dinars), la Banque d’Algérie, pour prévenir toute poussée inflationniste, a repris les opérations d’open market d’absorption de la liquidité à différentes échéances, le 8 janvier 2018, et relevé le taux de réserves obligatoires de 4% à 8% le 15 janvier. Le comité des opérations de politique monétaire, à travers des données actualisées du marché monétaire et des indicateurs macroéconomiques, a décidé, le 22 mai dernier, d’une augmentation du taux de la réserve obligatoire de 200 points de base, le portant de 8 à 10%, et d’une opération de “cantonnement” partiel de la liquidité, par le biais d’actions bilatérales, afin d’éponger une partie des liquidités injectées au moyen du financement monétaire. Cependant, le rapport des services du FMI, pour les consultations au titre de l’article IV, avertissait que si les autorités demandent de façon répétée des injections de liquidités, la capacité de la Banque d’Algérie à maîtriser les conditions monétaires et à assurer la stabilité des prix s’en trouvera compromise et son bilan en sera affaibli. Selon le rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales, publié hier, les prix du pétrole devraient atteindre en moyenne 69,38 dollars le baril en 2018 (soit plus que la projection de 62,30 dollars de l’édition d’avril 2018 des perspectives économiques mondiales et plus que le prix de 52,80 dollars en 2017). L’offre mondiale de pétrole devrait augmenter progressivement sur l’horizon de prévision, ce qui ferait baisser les prix du pétrole à 68,76 dollars le baril en 2019, puis aux environs de 60 dollars le baril en 2023.

Meziane Rabhi



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