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Il portera le nom d’“Espace algérien des libertés”

D’anciens cadres d’Ennahda veulent créer un parti


D’anciens cadres dirigeants et parlementaires du mouvement Ennahda se préparent à créer un nouveau parti politique. Cette formation, dont la structure n’est pas encore mise en place, compte parmi ses membres fondateurs notamment l’ancien secrétaire général du mouvement Ennahda Fateh Rebiaï, l’ex-président du conseil national Mohamed El-Hadi Athamnia et des députés, dont Samia Khomri et Youcef Khebaba. Ce dernier, que nous avons contacté, a rappelé que “toute l’équipe dirigeante a quitté Ennahda et l’a complètement vidé suite à de profondes divergences au sujet de l’orientation politique” de cette formation d’obédience islamiste. Il a expliqué, dans ce sens, que “le groupe qui constituait la direction du parti s’acheminait même vers le soutien au pouvoir en place”, en ajoutant : “Depuis que nous avons été écartés de la préparation du sixième congrès du parti, nous nous sommes résolus à leur laisser le parti parce que nous ne pouvions continuer à faire des guerres don-quichottiennes”. D’où la décision de créer cette nouvelle entité qu’est “l’Espace algérien des libertés”, a indiqué Youcef Khebaba, précisant que “l’idée est toujours au stade de la réflexion”. Dans leur bilan de la situation politique du pays, ces ex-cadres d’Ennahda estiment que “le pouvoir a mené le pays à la faillite multidimensionnelle, notamment institutionnelle, politique et socioéconomique, même si la classe politique a une part de responsabilité dans ce qui se passe pour s’être conformée à ce pouvoir et pour avoir contribué d’une certaine manière à la poursuite de ce régime”. En rappelant aussi qu’“un grand tournant dans la résistance politique a eu lieu à travers la CLTD et le boycott des élections”, ils ne pensent pas moins que les partis n’ont pu s’entendre au sujet d’un plan de résistance à ce pouvoir. “Ce qui a permis à ce dernier de prolonger sa vie.” Mais avec le hirak, “nous considérons qu’à l’instar du peuple algérien qui a mis fin à la déviance et au glissement de la République vers les dangers d’un régime autoritaire, le peuple peut également insuffler une nouvelle dynamique ou un renouveau, en créant de nouveaux partis, non pas pour constituer une alternative à ceux qui existent, mais pour en être de sérieux concurrents à travers des idées nouvelles, le rajeunissement, etc.”. Et ce, avant de conclure : “Nous adhérons à cette idée et œuvrons en direction d’autres groupes de partis, des personnalités et de nouvelles entités créées par ce hirak, pour faire en sorte que cette démarche soit prête d’ici à la prochaine élection présidentielle.” Le vent de contestation qui souffle sur le parti a connu son apogée, avec la tenue d’un congrès en novembre de l’année dernière, boycotté par 53 cadres du parti. La crise organique a pour origine une mésentente entre le secrétaire général de l’époque Mohamed Douibi et le conseil national (madjliss echoura), qui l’accusait d’un chapelet de griefs, notamment d’outrepasser ses prérogatives et de transgresser les statuts du parti et son règlement intérieur.

 

A. R.


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