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La wilaya de tamanrasset connaît une rentrée scolaire difficile

Des centaines d’élèves ne trouvent pas de place dans les écoles

©D. R.

Ils ont dû prolonger leurs vacances en attendant une solution miracle de la directrice de l’éducation qui se démène dans l’urgence pour trouver une issue à cette problématique signalée bien avant la rentrée.

Officiellement annoncée depuis plus de deux semaines, la rentrée scolaire dans nombre d’établissements de la wilaya de Tamanrasset n’a toujours pas eu lieu. En effet, la rentrée des classes est officieuse en raison d’une myriade de problèmes et de facteurs révélateurs de l’échec des réformes entreprises par le ministère de tutelle. Il ne s’agit pas là du sureffectif ou encore des classes dortoirs montrant le mal profond qui affecte ce secteur à l’échelle nationale, mais d’un problème plus sérieux et plus grave. Plusieurs centaines d’élèves ont été renvoyés de leurs écoles à cause du manque de salles des cours.
Ils ont dû prolonger leurs vacances en attendant une solution miracle de la directrice locale de l’éducation qui se démène dans l’urgence pour trouver une issue à cette problématique déjà signalée dans plusieurs établissements bien avant la rentrée. C’est ce que nous avons confirmé auprès d’une source au CEM Abdelouahab-Amraoui de Tahaggart Ouest qui, pour ne citer que cet exemple, compte 19 groupes pédagogiques, alors que l’école ne dispose que de 13 salles. Six classes de 60 élèves chacune sont en attente d’une solution depuis 15 jours. Ainsi, 360 élèves sont pris en tenailles entre le manque de salles pédagogiques et la nonchalance des responsables concernés. “Au terme des inscriptions scolaires 2018-2019, un rapport détaillé a été adressé  aux responsables hiérarchiques, afin de les avertir et de les tenir informés du problème que pourrait générer le manque de salles de cours dans cet établissement scolaire ; cependant, on ne nous a pas entendus”, se lamente-t-on.
Face à la gravité de situation, la direction de l’éducation a, comme il fallait s'y attendre, opté pour des solutions faciles, afin de remédier à ce déficit. Elle a, selon notre source, instruit le directeur de l’établissement en question d’exploiter chaque toise de l’école pour parvenir à caser tous les inscrits, quitte à transformer les deux laboratoires, la bibliothèque, la salle des enseignants et une partie de la cantine en salles de cours. La directrice de l'éducation, indique notre source, a aussi suggéré au responsable concerné de solliciter l’aide du directeur du lycée mitoyen pour dégager deux classes, comme c’était le cas l’année dernière. Le CEM Abdelouahab-Amraoui n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, ajoute notre source, en citant le cas d’une école primaire à la cité Matnatalat qui se trouve dans un piteux état, ou encore de lycées dépourvus de toutes les commodités nécessaires.
La sonnette d’alarme a été tirée par certains parents qui se disent sérieusement préoccupés par le sort de leurs enfants. Le manque d’encadrement et d’enseignants — certains ayant décidé de prolonger leur congé — a également été soulevé. Cependant, les problèmes liés à l’installation des nouvelles recrues donnent du fil à retordre à la direction de l’éducation eu égard à l’anarchie qui règne au sein de son service des personnels, lequel est quotidiennement pris d’assaut par les candidats inscrits sur la liste d’attente qui nourrissent l’espoir d’être embauchés dans le cas d’un éventuel désistement. Pour avoir plus d’informations sur la rentrée, nous avons contacté la directrice de l’éducation de la wilaya de Tamanrasset, Sektou Bousbéat. Cependant, aucune suite n’a été donnée à nos appels, comme pour nous signifier que la presse ne doit être informée que des efforts consentis par l’État, notamment la distribution souvent tardive des trousseaux scolaires et des indemnités attribuées aux élèves issus de familles démunies. Alors que, là encore, la réalité du terrain montre que le volet solidarité est pris en charge par des associations qui se sont davantage impliquées à Tamanrasset pour combler le vide béant laissé par l’État, à l’exemple de l’association Nour Elyatim pour la protection des orphelins. D’après son président, Ramdane Chinoune, plus de 600 tabliers et 12 000 trousseaux scolaires d’une valeur de 3 500 DA chacun ont été distribués cette année.
La même chose pour l’association Green Tea pour la promotion de la santé et des aides humanitaires, qui a réussi à distribuer de nomreux trousseaux scolaires grâce à l’élan de solidarité impliquant les bienfaiteurs et aux recettes générées lors du dernier tournoi de football organisé par l’association.

RABAH KARECHE



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