Scroll To Top
FLASH
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

Proposition de sortie de crise

Des concessions réciproques sont nécessaires


Le professeur en sciences économiques Mohamed-Cherif Belmihoub et l’officier supérieur de l'ANP à la retraite Mohamed Khalfaoui ont plaidé, hier, pour le départ du Premier ministre,  Noureddine Bedoui, et son remplacement par une personnalité nationale acceptée par le peuple. Les deux conférenciers, qui ont présenté hier leur proposition de sortie de crise au Forum du journal El Moudjahid, estiment que “le sens des responsabilités, en cette période où tout peut basculer, commande au chef du gouvernement de céder la place à une personnalité acceptée par le peuple et à laquelle incomberait le choix de personnes crédibles pour assurer la gestion des affaires courantes”.

Le professeur  Belmihoub constate que le face-à-face hebdomadaire mouvement populaire-pouvoir porte en lui les germes d’une radicalisation et préfigure une dégradation dans les semaines à venir. D’où, souligne-t-il, l’urgence “de concessions de part et d'autre”. Si les deux conférenciers suggèrent la démission du Premier ministre, ils estiment que le chef de l’État peut rester : “Étêter le pouvoir en situation de crise serait un non-sens.” “Nous voulons sauvegarder l’institution et la continuité de l’État”, a précisé M. Belmihoub. Ce compromis, s’il est consenti, ne manquera pas, estiment les deux conférenciers, de rétablir la confiance entre les protagonistes. 

L’objectif est d’aller vers une conférence nationale pour mettre en place une commission indépendante d’organisation, de contrôle et de surveillance des élections, à même de garantir l’émergence du président légitime.  Le Pr Belmihoub et l’officier à la retraite Mohamed Khalfaoui pensent que “confiner la solution de sortie de crise strictement à la lettre de la Constitution, c’est opposer une fin de non-recevoir aux propositions de la société civile, un rejet du mouvement populaire”.

Le pouvoir doit offrir un cadre de dialogue. Belmihoub insiste sur la confiance, exprimant son désaccord avec ceux qui réclament une constituante. Pour lui, “l’enjeu capital est de sauver l’ordre républicain et les libertés individuelles et collectives”. Respectant le cadre institutionnel et constitutionnel, les conférenciers estiment que la période de transition doit être “la plus courte possible”. L’urgence est d’amorcer “un processus de discussions et de débats”. Mais l’amorce de ce processus nécessite des mesures d’apaisement, entre autres la libération des personnes arrêtées lors des manifestations. Les deux conférenciers ont mis en exergue les enjeux sécuritaire, politique et économique auxquels est confrontée la nation et dont le traitement requiert des consensus.  

Au plan politique, ils estiment que l’espoir né de la dynamique populaire pour une refondation nationale doit être sauvegardé par le biais d’un compromis assumé, réaliste et donc responsable. Au plan sécuritaire, une réponse adéquate aux revendications du hirak ne manquerait pas de neutraliser les esprits malveillants. Au plan économique, si la revendication politique donne l’espoir et donc de la patience, d’où son caractère pacifique, la revendication économique exige des réponses immédiates car elle tient à des besoins essentiels de la population.

 

M. R.

 

 


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER