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Décès de 5 personnes dans l’effondrement d’un immeuble

Des habitants de la Casbah protestent devant la wilaya


Les habitants de la Casbah sont très en colère. Pour cause : l’effondrement d’un immeuble à la rue Tamglit a provoqué le décès de cinq personnes, dont deux frères de la famille Maldji,  une femme et deux enfants. Selon les témoignages de proches des victimes, les quatre familles qui occupaient les lieux depuis 1963, dont les deux frères Adlène et Mustapha, qui sont nés au 4e étage du même immeuble, n’ont pas eu droit à un logement décent, en dépit des multiples demandes déposées auprès de la mairie de la Basse-Casbah, de la daïra de Bab El-Oued, de la wilaya d’Alger (réf. 10302/2014 et 11108/2014), ainsi que du ministère de l’Habitat. Ce qui a amené un sentiment d’injustice qui, mêlé à la tristesse et à la colère des riverains, a été à l’origine d’un rassemblement des jeunes de la Casbah devant la wilaya d’Alger, tard dans la nuit de lundi, où ils ont scandé des slogans hostiles aux autorités de la wilaya et du pouvoir. “Les enfants de la Casbah ont été tués par le pouvoir”, “Les enfants de la Casbah toujours méprisés”, “Le peuple veut qu’ils rendent tous des comptes” et “Pouvoir assassin”, ont-ils crié à tue-tête devant le siège de la wilaya.  
Ce drame a fait sortir de sa réserve la wilaya d’Alger qui, à travers sa page Facebook, a tenté de rassurer les habitants de ladite cité et de la capitale sur le fait que tous les dossiers de logement sont en cours d’examen pour la poursuite des opérations de relogement, dans le cadre de la 25e opération du genre. Le cabinet du wali a rappelé que, depuis le début de l’opération en 2014, 614 familles de la Casbah ont bénéficié de nouveaux logements sociaux, soit 392 familles en 2014 et 222 familles en 2018, qui habitaient 103 bâtisses et maisons. La même source a précisé qu’étant donné que la plupart de ces bâtisses se trouvent dans la zone conservée, elles peuvent être restaurées et réhabilitées.Réagissant à cela, le Conseil de l’ordre des architectes de la wilaya d’Alger (Cloa) a, dans un communiqué, “remis en question la politique de réhabilitation des bâtiments de la wilaya d’Alger, réduite à la portion congrue de réfection des façades et faisant l’impasse sur les règles de l’art”.
Le Cloa d’Alger a enfin déploré le fait que la commande publique soit utilisée à des fins politiciennes et escamote l’objectif premier qui est la conservation effective des bâtiments anciens après la mise en sécurité des habitants.
 

A. R.
 



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