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Les hôpitaux saturés à Constantine

Des malades sont refusés par manque de places

© D. R.

En l’espace de deux jours, la wilaya de Constantine a connu une propagation foudroyante de la Covid-19, où 28 nouveaux cas confirmés ont été enregistrés, faisant grimper le nombre total à 572 cas testés positifs, et 25 décès.

À l’instar de plusieurs wilayas du pays, la courbe de contamination au coronavirus est allée crescendo à Constantine, notamment depuis l’allégement des mesures de confinement décidées par le gouvernement et la reprise de la plupart des activités économiques et commerciales dans la wilaya.

L’ascension fulgurante de l’épidémie a poussé les autorités sanitaires locales à tirer la sonnette d’alarme quant à la situation chaotique dans laquelle se trouvent les trois établissements hospitaliers dédiés à la prise en charge des patients infectés par le coronavirus. Ces structures sont totalement saturées par le nombre sans cesse croissant des malades qui affluent quotidiennement aux différents services Covid-19.

Selon le Dr Bensaïd, médecin au service des urgences médicales du centre hospitalo-universitaire Ibn-Badis de Constantine, les services Covid de l’hôpital sont en surcharge. “Nous n’avons plus de lits, les patients admis dorment à même le sol, tous les services réquisitionnés sont pleins à craquer.

Les services souffrent également d’un manque criant de moyens de travail, ce qui nous a obligés à acheter tout ce dont nous avons besoin par nos propres moyens. Nous sommes totalement dépassés contrairement à ce que disent les officiels”, se plaint le Dr Bensaïd.

“Une dizaine de malades sont refusés quotidiennement par manque de places et de moyens, ce qui constitue un énorme problème, puisque ces malades, qui repartent chez eux tout en ayant une PCR positive (une analyse moléculaire, ndlr) ou qui ont un scanner qui montre une probable contamination à la Covid-19, sont hypercontaminants”, complète-t-il.

“Nous souhaiterions que la population soit compréhensive et coopérative avec les équipes soignantes qui sont déjà dépassées et fatiguées. Actuellement, nous n’avons que le choix de compter sur la conscience des citoyens”, conclut-il. Face à cette situation inquiétante, les citoyens se précipitent vers les laboratoires d’analyses médicales pour effectuer des tests sérologiques considérés comme peu fiables.

À ce sujet, le Dr Bensaïd dira que “le test sérologique effectué au niveau des laboratoires d’analyses médicales privés à 2 500 DA crée une véritable confusion, notamment sur sa fiabilité et sur l’interprétation du résultat”. “Je reçois toujours des patients qui me posent des questions sur ce test, telles que si ma sérologie est positive, cela m’autorise-t-il à aller me promener dans les rues et à rentrer dans les magasins sans masque ?

La réponse est non. On n’en sait pas encore assez”, prévient notre source qui explique que “les tests sérologiques sont eux-mêmes répartis en plusieurs catégories : les tests rapides réalisés à partir d’une goutte de sang et d’autres tests nécessitant du matériel précis afin de pouvoir être réalisés.

Donc, je tiens à préciser que les tests sérologiques ne disent pas si les personnes sont porteuses de la maladie, mais seulement si elles ont développé des anticorps contre la Covid-19. Ils permettent aussi de voir si une personne, même si elle n’a jamais présenté de symptômes, a bien été infectée”. 
 

Ines BOUKHALFA


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