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Après Beni Douala jeudi ET Larbaâ Nath Irathen vendredi

Des violences et des interrogations

Scènes de violences vendredi dernier à Larbaâ Nath Irathen. © D. R.

Ces incidents qui se sont déroulés dans deux localités et durant deux journées différentes présentent des similitudes qui suscitent bien des interrogations.

Après la localité de Beni Douala où une marche pacifique a fini par tourner, jeudi dernier, à l’affrontement entre de jeunes manifestants et la police qui se trouvait dans l’enceinte du siège de la daïra locale, voilà que deux jours après, soit samedi en début d’après-midi, la ville de Larbâa Nath Irathen a été le théâtre de violents heurts qui se sont poursuivis jusqu’en début de soirée.  Ces incidents qui se sont déroulés dans deux localités et durant deux journées différentes présentent des similitudes qui suscitent bien des interrogations.

À Larbâa Nath Irathen, samedi, comme à Beni Douala, jeudi, les affrontements ont éclaté après les marches pacifiques ayant pour but d’exprimer le rejet de l’élection présidentielle. “La marche venait de prendre fin avec la fermeture du siège de la daïra, et la foule commençait à se disperser lorsque, subitement, deux à trois pierres ont été lancées vers le siège de la daïra par on ne sait qui.

À peine ces pierres lancées, les policiers qui étaient dans l’enceinte de la daïra, ont chargé les manifestants à coups de gaz lacrymogènes et des affrontements ont éclaté aussitôt, faisant au moins trois blessés”, nous rapporte un témoin oculaire sur ce qui s’est passé jeudi à Beni Douala. à Larbâa Nath Irathen, les affrontements ont éclaté plus d’une heure après la fin de la marche qui a drainé, avant-hier samedi, une impressionnante foule.

“Nous avons marché de Tizi n’ Semlal jusqu’au siège de la daïra où nous avons procédé à la fermeture symbolique de l’entrée de cette institution puis nous avons repris le chemin inverse en direction de la stèle érigée à la mémoire d’Abane Ramdane, au centre-ville, où la foule s’est dispersée, mais un peu plus d’une heure après, nous apprenons que des affrontements ont éclaté”, nous explique un des initiateurs de la marche.

Selon plusieurs témoins, un groupe de jeunes est revenu à la charge pour tenter de condamner l’entrée et la riposte des policiers ne s’est pas fait attendre. “Les appels au calme n’ayant pas donné les résultats escomptés, aux environs de 17h, nous avons trouvé un compromis avec le chef de daïra, lequel consistait à laisser les manifestants souder l’entrée en question.

Après cela, le calme est revenu, mais malheureusement pas pour longtemps, puisqu’un groupe de jeunes n’a pas tardé à revenir sur les lieux avec la volonté d’en découdre, et ainsi les affrontements ont repris de plus belle devant le siège de la daïra avant de s’étendre à d’autres parties de la ville”, relate encore notre interlocuteur, non sans s’interroger sur les réelles motivations de ces groupes isolés et aussi sur la facilité avec laquelle la police réplique en usant de bombes lacrymogènes à la moindre pierre jetée.

À Larbâa Nath Irathen comme à Beni Douala, le calme n’est revenu que grâce à la mobilisation de nombreux activistes du mouvement populaire qui n’ont cessé d’appeler au calme. Ces derniers disent être convaincus qu’il y a quelque part “une main” qui veut embraser la Kabylie de nouveau. “La vigilance est de mise, car tout porte à croire qu’il y a une main qui veut mettre à nouveau le feu aux poudres en Kabylie.

Nous devons préserver le caractère pacifique de la révolution et déjouer toute manœuvre pouvant nous entraîner dans le piège de la violence car la violence ne profite qu’au pouvoir, et c’est surtout ce qu’il maîtrise le mieux”, nous dira l’un d’eux. 
 

Samir LESLOUS

 

 



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