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Le ministre de l’Intérieur réunit les walis du Centre

Directives insistantes, réactivité lente

Noureddine Bedoui, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales. ©APS

Si les discours sont rabâchés telle une rengaine, leur impact sur la réalité socioéconomique a, visiblement, été très limité.

Acculé dans ses derniers retranchements par la crise financière qui commence à pointer le bout de son nez, le gouvernement fait feu de tout bois pour tenter de contenir la situation avant qu’il ne soit trop tard.
Toutes les initiatives sont donc bonnes si elles permettent de contribuer un tant soit peu à réduire l’impact de l’amenuisement progressif mais inéluctable des réserves de change de l’État. C’est d’ailleurs, en partie, dans cette perspective que le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, a rameuté, hier, une nouvelle fois, les walis du centre du pays, les appelant à faire des propositions concrètes à même de relancer la machine économique locale et, par ricochet, celle de l’économie nationale. Ces propositions devraient être, selon le ministre lui-même, faire l’objet d’examen à l’occasion d’une autre rencontre, nationale celle-là, prévue en septembre prochain, qui regroupera gouvernement et walis à Alger. Le ministre de l’Intérieur a ainsi instruit les walis de participer à l’élaboration “de projets à haut rendement”, tout en expliquant, comme il a pris l’habitude de le faire ces derniers mois, qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’État et qu’il faudrait le trouver désormais “localement via des initiatives locales, par la promotion de l’investissement et la fructification du potentiel que recèle chaque région”. L’insistance du ministre devant les walis pour qu’ils se décarcassent et se remobilisent pour redynamiser l’activité économique à travers l’encouragement et la facilitation des investissements, démontre, on ne peut mieux, que trop peu de choses ont été faites, jusque-là, au niveau des collectivités locales malgré les récurrentes réunions gouvernement-walis organisées par le passé et les incessants appels à donner une autre impulsion aux économies locales. Plusieurs de ces réunions avaient même été présidées par le chef de l’État, Abdelaziz Bouteflika, qui avait, à chaque fois, invité les walis à apporter leur contribution au développement local en facilitant l’investissement. Force est de constater aujourd’hui que, finalement, tous ces discours tenus des années durant, se sont avérés des paroles en l’air et sans réel impact sur le comportement des walis, les bureaucraties locales ayant achevé d’inhiber la moindre initiative privée d’investissement. À lire et à relire les déclarations des différentes responsables du gouvernement à l’occasion des différentes éditions de ces rencontres gouvernement-walis, l’on se rend compte que finalement si les discours sont rabâchés telle une rengaine, leur impact sur la réalité socioéconomique a, visiblement, été très limité. Si l’on prend juste, pour exemple, l’édition 2015 de ce conclave gouvernement-walis, force est de constater que les orientations et directives données aux premiers responsables des wilayas sont les mêmes que celles distillées hier par leur hiérarchie, à savoir “la consolidation de la dynamique de développement local”. Une année donc après, on en est encore à prier les walis de jouer leur rôle de facilitateur et d’incitateur de l’investissement local afin d’offrir à leurs régions respectives de nouvelles perspectives économiques. Le message du ministre de l’Intérieur est d’ailleurs très clair à ce niveau, en appelant les collectivités locales à “assumer un rôle beaucoup plus actif dans le développement national, à en être les véritables locomotives localement, conformément à la nouvelle stratégie économique”. Mais si, jusque-là, les walis n’ont pas été assez réactifs aux directives du gouvernement, qu’est-ce qui les contraindra à le faire aujourd’hui ou demain ?

Hamid Saïdani


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