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Alors que Benghabrit assure avoir fait des propositions aux syndicats du secteur

éducation : le dialogue dans l’impasse ?

Nouria Benghabrit, ministre de l’éducation nationale. © D. R.

L’intersyndicale estime que “le dialogue n’a pas abouti à des réponses satisfaisantes aux dossiers soumis” et qu’“aucune échéance n’est précisée pour la prise en charge des revendications des travailleurs”.


La ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit, a indiqué, hier, que son département est en attente de la réaction des syndicats quant au projet de procès-verbal, portant ses propositions-réponses aux revendications soulevées lors de la grève du 21 janvier dernier et des sit-in de protestation organisés à travers le pays, qui leur a été adressé récemment.
Dans une déclaration à la presse en marge de l’ouverture de l’année musicale, dans sa deuxième édition, à l’Opéra d’Alger, Mme Benghabrit qui s’exprimait sur les mouvements sociaux que connaît son secteur, a affirmé d’abord que l’année scolaire 2018-2019 était “globalement marquée par la stabilité”, et estimé que les sit-in de protestation étaient “quelque chose de normal” pour le secteur de l’éducation nationale. Cependant, “ce qui est attendu, c’est que les relations entre le partenaire social et le MEN se poursuivent”, a-t-elle indiqué, en assurant : “Nous avons ouvert des perspectives à tous les points de revendication que nous pourrions prendre en charge.” La ministre de l’Éducation nationale a révélé que les réponses de son département étaient “claires”, sur certains points de revendication, notamment ceux relatifs au côté pédagogique et d’autres point soulevés, et ce, après avoir exprimé sa conviction que “lorsque tous les représentants des syndicats auront pris connaissance de ce que les élèves ont présenté à cette occasion, cela aussi devrait leur donner à réfléchir”. Elle a révélé, dans ce contexte, que son département a élaboré un projet de PV portant ses propositions aux revendications soulevées.
À présent, “nous sommes en phase d’attente de la réaction des syndicats quant à ce projet”, dont le contenu peut être porté à la connaissance des médias, des enseignants et des fonctionnaires du secteur.
Par cette déclaration qui intervient, soulignons-le, à la suite d’une série de consultations entre le département de Nouria Benghabrit et les membres de l’intersyndicale de l’éducation nationale autour des leurs revendications, la ministre semble vouloir dire que la balle est dans le camp des syndicats. Mais les six organisations syndicales (Unpef, Cnapeste,
Cela, SNTE, Snapest, Satef), ont déjà dressé le bilan de ces consultations et aussi délivré leurs positions quant au projet de PV qui leur a été adressé, comme indiqué dans un communiqué, sanctionnant leur dernière réunion de jeudi dernier. L’intersyndicale “a non seulement expliqué que le dialogue n’a pas abouti à des réponses satisfaisantes aux dossiers soumis et qu’aucune échéance n’est précisée pour la prise en charge des revendications des travailleurs, mais aussi appelé ses adhérents à se mobiliser davantage pour réussir les prochaines actions de protestation, dont la nature et la date seront annoncées à la mi-février”. Ce qu’a réitéré le coordinateur national du Snapest, Meziane Meriane, en affirmant : “Ce que nous leur reprochons c’est qu’il y a des promesses, mais pas de calendrier précis pour les prendre en charge.”
Autre chose, “on nous a parlé de la commission ad hoc pour le statut particulier, mais les syndicats sont exclus de cette commission. C’est la même erreur qui avait été commise par Benbouzid. II y avait eu 18 rencontres, mais aucun représentant d’un syndicat n’y avait participé”, a-t-il rappelé.
Le dialogue semble dans l’impasse, mais le MEN et les syndicats affichent leur disposition à maintenir les négociations autour des revendications en suspens, celles dont la solution dépasse les prérogatives du ministère de tutelle. Sur ces questions, Mme Benghabrit est attendue pour se faire le “porte-voix” des travailleurs de son secteur auprès du gouvernement.


AMAR R.

 



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