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Rupture de 200 produits phamaceutiques sur le marché

Forte tension sur le médicament


En dépit des réunions hebdomadaires tenues par la cellule de veille, regroupant les principaux intervenants, des perturbations persistent toujours sur le marché national du médicament. Les statistiques avancées par des opérateurs indiquent que près de 200 produits sont en rupture de stock depuis plus de trois mois. Pis encore, l’on parle de 30 autres produits introuvables sur le marché.

Toutes les mesures prises par le ministère de la Santé pour juguler cette crise se sont avérées inefficaces, puisque la rareté est vérifiable au sein des officines. Cette situation est due au retard dans l’arrivage des quotas prévus dans les programmes d’importation. Les distributeurs n’ont pu, par conséquent, approvisionner en quantités suffisantes les pharmaciens. Les lenteurs des procédures administratives pour dédouaner les produits, atteignant parfois plus de 5 mois, ont également intensifié la tension sur le médicament.

Les demandes d’autorisation d’importation ont été déposées avant la fin de l’année 2018. Les opérateurs ont commencé à importer en janvier et février derniers. Les marchandises devaient être réceptionnées en mars ou au plus tard au mois d’avril dernier dans le but d’éviter toute rupture de stock. C’est le contraire qui s’est produit d’autant plus que les officines enregistrent un manque criant de certains produits qui traitent des maladies chroniques. Face à cette problématique, la tutelle a décidé d’accorder, à compter du mois de mai en cours, des avenants aux programmes d'importation initiaux. “Ces avenants seront octroyés sur la base de critères objectifs et selon une procédure préalablement arrêtée, notamment pour les médicaments essentiels, et ce, pour stabiliser le marché et reconstituer les stocks”, affirme la cellule de veille dans un communiqué. 

Pour les produits dits mixtes, ceux issus de la fabrication locale, d'une part, et ceux importés, d'autre part, le comité prévoit une évaluation et un contrôle qui porteront sur les engagements des fabricants locaux et de leurs parts de fabrication déclarées. “Toute défaillance constatée sera palliée par des mesures appropriées, y compris des importations d'appoint supplémentaires”, rassure ce comité. Concernant les importateurs dont les engagements ne sont pas honorés, les “sanctions prévues par la législation et la réglementation en vigueur seront appliquées avec une particulière acuité”, menace le ministère.

Quant aux produits exclusivement fabriqués localement et déclarés en rupture ou sous tension, les fabricants concernés “seront interpellés et mis en demeure à l’effet de prouver que leurs engagements sont honorés, faute de quoi, des mesures palliatives seront mises en œuvre”, explique-t-on dans le communiqué. La tutelle est, par ailleurs, favorable à un rapprochement des échéances pour la délivrance des programmes annuels prévisionnels d'importation, en tenant compte de données pertinentes et de la fabrication locale, mesure applicable dès 2019 pour l'année 2020. Les délais seront, est-il proposé, avancés au 31 juillet et l’échéance pour la délivrance des programmes est fixée pour novembre. Il est, en outre, jugé nécessaire la révision des prix de certains médicaments de fabrication locale, jugés trop bas et donc susceptibles d'être abandonnés, alors qu'il s'agit souvent de médicaments essentiels.

 

B. K.


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