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l’ong publie son rapport 2020 sur la situation des droits de l’homme en 2019

Human Rights Watch épingle l’Algérie

Les arrestations et la répression des hirakistes se sont intensifiées depuis le début du mouvement du 22 février 2019. © Archives/Liberté

L’organisation dirigée par Kenneth Roth a énuméré les nombreuses arrestations de militants pour délit d’opinion.

La situation des droits de l’Homme en Algérie n’a pas été du tout reluisante en 2019. Elle a été marquée par de nombreuses arrestations de manifestants, notamment depuis l’éclosion de la révolution du sourire le 22 février de l’année écoulée. C’est en gros ce qui ressort du rapport mondial 2020 de l’ONG américaine Human Rights Watch (HRW) qui traite de différentes problématiques (liberté de réunion, liberté d’expression, liberté de culte, migrants, droits des femmes et orientation sexuelle, mesures à l’encontre des ONG internationales de défense des droits humains et médias, etc.) liées à la question des droits de l’Homme. “En réponse à la poursuite des manifestations, les autorités ont dispersé des manifestations pacifiques, arrêté arbitrairement des participants, empêché la tenue de réunions prévues par des organisations politiques ou de défense des droits humains et emprisonné des détracteurs du gouvernement”, a souligné l’ONG, après avoir relevé que “l’Algérie a été en 2019 le théâtre des manifestations anti-gouvernementales les plus généralisées et les plus persistantes qu’elle ait connues depuis son indépendance en 1962”. “Alors que de vastes manifestations anti-gouvernementales se déroulaient dans les rues toutes les semaines, les forces de police ont été déployées massivement dans les rues et sur les places du centre de la capitale, ainsi qu’à des points de contrôle, avec pour effet de limiter le nombre de personnes parvenant à se joindre aux marches, puis elles ont exercé un contrôle étroit sur celles qui arrivaient à s’y rendre”, a-t-elle encore affirmé, en rappelant l’arrestation par les autorités de centaines de manifestants pacifiques, avant de remettre en liberté la plupart d’entre eux, et les poursuites engagées contre des dizaines d’autres avant de les emprisonner. “Les autorités ont arrêté et inculpé 86 personnes entre juin et octobre, selon le Comité national pour la libération des détenus. Toutes ces personnes ont été accusées d’‘atteinte à l’intégrité du territoire national’, notamment pour avoir déployé un drapeau symbole d’appartenance à la communauté, kabyle ou berbère, du pays. Ce chef d’accusation peut mener à une peine de prison pouvant aller jusqu’à 10 ans, en vertu de l’article 79 du code pénal”, a noté l’ONG, avant de poursuivre : “À la fin octobre, six de ces personnes avaient été jugées et acquittées, une était en liberté dans l’attente de son procès et 79 demeuraient en détention préventive avant leur procès.”
Sur le chapitre des atteintes à la liberté d’expression, l’organisation dirigée par Kenneth Roth a énuméré les nombreuses arrestations de militants pour délit d’opinion en citant Lakhdar Bouregâa, Louisa Hanoune, Karim Tabbou, Salah Dabouz, Kamel-Eddine Fekhar, etc. L’ONG a fait part aussi de mesures “abusives’’ prises par les autorités algériennes à l’encontre de membres d’organisations internationales de défense des droits humains, de journalistes étrangers et d’acteurs internationaux en citant les expulsions du responsable de Human Rights Watch, Ahmed Benchemsi, de Tarek Amara, journaliste de l’agence Reuters et ressortissant tunisien, du directeur du bureau d’Alger de l’AFP, Aymeric Vincenot, et de la députée française, Mathilde Panot, ainsi que de trois autres ressortissants français qui s’étaient rendus dans la ville de Béjaïa.
Côté liberté de culte, Human Rights Watch a déploré la discrimination établie par l’ordonnance de 2006 à l’égard des non-musulmans en les soumettant à des contraintes qui ne s’appliquent pas aux musulmans. “La célébration collective du culte par les non-musulmans ne peut être organisée que par des organismes accrédités par le gouvernement dans des lieux spécifiquement désignés”, a-t-elle souligné. Concernant la situation de la femme, l’ONG a pointé du doigt les “lacunes” de la loi sur la violence conjugale adoptée par l’Algérie en 2015 en permettant d’“annuler des condamnations ou de réduire des peines si les victimes pardonnent à leurs agresseurs” et en ne prévoyant pas  de “mesures préventives pour empêcher les abus ou protéger les victimes”.
 

Arab Chih
 



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