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Versement de pots-de-vin de la société italienne ENI aux algériens

Khelil : encore un scandale !

Chakib Khelil, ex-ministre de l’Énergie, vient d’être rattrapé par un autre scandale. © Liberté

Le célèbre journal italien “La Repubblica” apporte des révélations sur un autre dossier de corruption, jusque-là jamais divulgué.  

Bénéficiant d’une immunité qui ne dit pas son nom depuis son retour en Algérie, le tonitruant ancien ministre de l’Énergie, Chakib Khelil, dont le nom reste indubitablement associé aux grands scandales de corruption du secteur des hydrocarbures, est, de nouveau, cité par la justice italienne dans une affaire de pots-de-vin qui auraient été versés par la société italienne Saipem, filiale du groupe pétrolier Eni. C’est dire que malgré le traitement de faveur qui lui est réservé par la justice algérienne qui ne l’a même pas entendu depuis qu’il est revenu de son exil étasunien, Chakib Khelil n’est, visiblement, pas totalement tiré d’affaire. Et c’est le quotidien italien La Repubblica qui a rapporté les détails relatifs à ce nouveau dossier judiciaire impliquant, en plus de plusieurs responsables italiens, l’ancien ministre de l’Énergie, mais aussi Noureddine Farid Bedjaoui, le neveu de l’ancien ministre de la Justice, Mohamed Bedjaoui.
En effet, en plus de faire part de nouveaux rebondissements dans l’affaire des 198 millions dollars qui auraient été versés à Khelil et son entourage, contre l’attribution de marchés dans le secteur des hydrocarbures d’un montant total de 8 milliards de dollars, le célèbre journal italien apporte des révélations sur un autre dossier de corruption, jusque-là jamais divulgué.  
Le géant italien des hydrocarbures Eni aurait ainsi racheté, dans le cadre d’une joint-venture avec Sonatrach, First Calgary Petroleums, une firme gazière canadienne activant sur le site gazier de Menzel, dans le Sud algérien. Mais l’opération ne s’est vraisemblablement pas faite dans la transparence la plus totale, selon le journal qui cite la justice italienne et qui évoque le paiement de pots-de-vin par l’Eni aux responsables algériens en contrepartie d’un coup de pouce à la réalisation de la transaction. Ce dossier vient relancer les débats sur l’implication de plusieurs responsables italiens et algériens dans des affaires de corruption liées aux marchés attribués aux entreprises étrangères dans le secteur des hydrocarbures.
Selon La Repubblica, les juges italiens vont de nouveau entendre les responsables du groupe italien, et les dates des audiences sont déjà connues et se dérouleront du 28 juin au 1er juillet. Farid Bedjaoui, proche parmi les proches de Chakib Khelil, est cité à comparaître dans ce dossier, en compagnie, notamment de Samir Ouraied, un de ses hommes de confiance.
Pour rappel, Farid Bedjaoui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé en juillet 2013 par le parquet de Milan. Ce dernier a, selon le journal italien, également convoqué pour les mêmes audiences l’ancien patron d’Eni, Paolo Scaroni, Antonio Vella, ancien directeur pour l'Afrique du Nord du groupe pétrolier italien et d’autres responsables de la même compagnie. Tous doivent répondre des chefs d’accusation de corruption internationale et fausses déclarations sur leurs revenus.
D’après le journal, c’est à l’issue de ces audiences que l’on saura s’il y aura ou pas un nouveau procès traitant de ces affaires de corruption qui ont défrayé la chronique en Algérie et à l’étranger. Le juge décidera, en effet, sur la base des nouveaux éléments apportés au dossier, de renvoyer tout le monde en procès ou de prononcer l’acquittement comme cela avait été déjà le cas en octobre 2015 lorsque le juge avait prononcé une telle sentence en faveur des dirigeants du groupe italien. Cela avant que la Cour suprême italienne n’annule, le 24 février dernier, cette décision, donnant raison, dans la foulée, aux procureurs de Milan et ordonnant le rejugement de l’affaire. À noter que le nom d’un autre Algérien est cité dans ce dossier. Il s’agit d’Omar Habour, homme d’affaires connu lui aussi pour être proche parmi les proches de Chakib Khelil. Revenu au-devant de la scène récemment avec les révélations des Panama Papers, le nom de Habour, qui reste décidément lié à la famille de l’ancien ministre de l’Énergie, est en effet cité régulièrement dans des transactions douteuses de la famille Khelil.


Hamid Saidani

 


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4 réactions
nouari019 le 22/06/2016 à 19h30

la cosa nostra sont des anges, a côté de nos policards (voyou) nous sommes devenu la risée du monde, sans foi ni loi le mépris des petites gens, nous avons les voyous que nous méritons.

Adel le 23/06/2016 à 0h26

Les principaux chiens de garde chargés de lutter contre la collusion et la corruption ont omis de sortir leurs griffes durant des années (cette justice complice d’un système), ce qui a créé un « climat d’impunité » favorable aux bandits. L'état social menacé par la bactérie mangeuse d'âmes aux enchères - a suivre

Adel le 23/06/2016 à 0h27

Dans un système véritablement démocratique, celui qui dénonce des irrégularités dans le fonctionnement d’une organisation légal ne devrait pas avoir à subir des représailles de la part des autorités, car ce type de comportement relève beaucoup plus de celui de la mafia ou d’organisation criminel. Le gouvernement va-t-il continuer à nous répéter son mantra que l’état n’a plus les moyens de ses ambitions. S’il vous plait, soulagez nous de cette propagande........

Adel le 23/06/2016 à 0h27

Ce n’est pas en répétant 100 fois le même mensonge que je finirai par croire que vous dites la vérité.

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