Scroll To Top
FLASH
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

Marche nationale des enseignants du primaire à Tizi Ouzou

“La dignité des enseignants est une ligne rouge”

© K. Tighilt/Liberté

Après avoir été empêchés de marcher et sauvagement réprimés, à deux reprises, dans la capitale, Alger, les enseignants du cycle primaire sont revenus à la charge, hier, en organisant une marche nationale au chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou. 

Ils étaient des centaines d’enseignants, dont des représentants d’enseignants venus d’une dizaine de wilayas du pays, à battre le pavé depuis l’entrée principale de l’université Mouloud- Mammeri jusqu’au siège de la Direction de l’éducation où ils ont tenu un rassemblement.  
Dès l’entame de la marche, les manifestants ont brandi de nombreuses pancartes sur lesquelles étaient transcrits des messages réclamant des réformes profondes dans le cycle primaire : “L’enseignant veut des réformes” ; “Elève : cartable lourd. J’ai mal au dos” ; “Où sont nos droits ?” ; “Non aux retraits abusifs sur nos salaires” ; “Programme non adéquat au niveau des élèves” ; “Un volume horaire de manœuvres et non d’élèves” ; “Prends toute ma paie et ne touche pas à ma dignité. Mes 3 millions, je te les offre monsieur le ministre”. Sur d’autres encore, les manifestants réaffirmaient leur détermination à poursuivre leur mouvement pour “la dignité”.  “Samidoune” (Résistants), “La dignité des enseignants est une ligne rouge”, y lit-on aussi. 
Durant toute la manifestation, les enseignants n’ont pas cessé de dénoncer le mutisme de la tutelle face à leurs revendications et de demander le départ du ministre de l’Éducation nationale en scandant “Ya lilâar, wizara bila karar”  (Quelle honte ! Un ministère qui ne prends pas de décisions), 
“Ministre dégage, on veut un changement”, “Assa azekka, l’enseignant yella yella” (Aujourd’hui et demain, l’enseignant sera toujours là). Rencontré en marge de cette manifestation, l’un des coordinateurs nationaux des enseignants du primaire, Bachir Kiouasse, a précisé que “le choix d’organiser cette marche nationale à Tizi  Ouzou est une décision prise à l’unanimité par les enseignants qui ont été, pour rappel, empêchés de manifester à Alger”. 
Quant aux revendications des enseignants du primaire, notre interlocuteur a rappelé qu’“il s’agit de revendications socioprofessionnelles liées essentiellement à la surcharge du volume horaire et du programme scolaire, à la baisse du pouvoir d’achat et à la retraite anticipée”.
“Contrairement à la campagne menée par la tutelle et le gouvernement qui disent que l’enseignant du primaire est bien payé, nous souhaitons juste rappeler aux pouvoirs publics que les dernières augmentations qui ont concerné le secteur de l’éducation remontent à 2011. Depuis, il y a eu de nombreux facteurs qui ont affecté le pouvoir d’achat des enseignants, d’où notre demande de revaloriser nos salaires”, a expliqué Bachir Kiouasse. 
“Nous sommes pour un dialogue sérieux avec la tutelle et non pour un dialogue de façade”, a-t-il encore soutenu.   
 

K. Tighilt


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER