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Mort suspecte d’un détenu à Ghardaïa

La LADDH réclame la constitution d’une commission d’enquête


Pour l’organisation des droits de l’Homme, l’ouverture d’une information judiciaire permettrait “d’identifier éventuellement les responsables et de les renvoyer devant un tribunal impartial en vue de leur jugement”.

La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (Laddh) a réclamé, hier, officiellement une commission d’enquête pour faire toute la lumière sur le décès douteux d’Aïssa Bencheikh, un des détenus des événements qu’a connus, il y a quelques mois, la région de Ghardaïa. Contacté hier par téléphone, le président de la Laddh, Me Noureddine Benissad, nous a affirmé que son organisation a recueilli plusieurs témoignages concernant le décès suspect d’un détenu souffrant, apparemment, d’un état dépressif depuis longtemps, qui n’a pas été pris en charge à temps. “D’après nos informations, la victime était dans un état de dépression nerveuse avant même son entrée en prison. Durant sa détention, le concerné a continué à souffrir, mais les responsables de la prison auraient refusé de le prendre en charge, soupçonnant une simulation de sa part. C’est pour cela que nous réclamons une commission d’enquête qui sera chargée de faire jaillir la vérité dans ce dossier”, a expliqué Me Benissad qui pense que, peut-être, le cas en question n’a pas été pris au sérieux. Et si la Laddh continue de demander la constitution d’une commission d’enquête dans ce dossier ; c’est que, selon son président, “on ne sait pas exactement ce qui s’est passé.” “Que s’est-il réellement passé ? Pourquoi le détenu n’a pas été pris en charge ? Pourquoi son cas n’a pas été pris au sérieux ?”… Autant de questions que Me Benissad pose pour tenter de convaincre les autorités de lancer des investigations sur la mort de cet homme de 49 ans, connu pour être un proche du Dr Kameleddine Fekhar.  
L’organisation de Me Benissad avait rendu public un communiqué dans lequel elle estimait, à propos du décès de feu Aïssa Bencheikh, que   “sa place n’était assurément pas dans une prison, mais dans un centre hospitalier spécialisé pour lui prodiguer des soins appropriés”. Selon la Laddh, l’ouverture d’une information judiciaire au sujet des circonstances de ce décès permettrait “d’identifier, éventuellement, les responsables et de les renvoyer devant un tribunal impartial en vue de leur jugement”.
Pour la Laddh, en effet, “les droits aux soins, à la dignité et à la vie
des personnes, même si elles sont privées de leur liberté, ne peuvent justifier leur ignorance, leur méconnaissance ou leur mépris par l’administration”.
L’occasion est donnée à la Laddh de réclamer une nouvelle fois aux différentes associations autonomes, notamment celles qui activent dans les droits de l’Homme, “de visiter les prisons et de rendre compte de la réalité de celles-ci et d’apporter leur contribution à réformer tout le système pénitentiaire et les mettre en conformité avec les normes internationales telles que prescrites par les instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme”. L’organisation présidée par Me Benissad estime, enfin, que “l’impunité ne saurait être une règle de gouvernance et ne peut qu’attiser le sentiment d’injustice auprès de sa famille et de ses proches, et d’encourager la violence comme mode de règlement des conflits”.


H. S


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