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Dégradation de la RN1 à TAMANRASSET

La population proteste

Pour crier leur ras-le-bol, des citoyens ont organisé un rassemblement, hier, à Tamanrasset. © Rabah Kareche/Liberté

Plusieurs dizaines de citoyens ont organisé, hier samedi, un rassemblement à la sortie nord de la ville de Tamanrasset en signe de protestation contre l’état dégradé de la route de l’Unité africaine. Les protestataires ont arboré des banderoles et des écriteaux sur lesquels on pouvait lire : “Tous les chemins mènent au développement, sauf la RN1. Y en a marre, y en a marre”, “On a le pétrole, le gaz, l’or et le marbre, mais toujours pas de développement.” 

Les citoyens mécontents s’en remettent aux plus hautes autorités du pays pour dépêcher une commission d’inspection devant s’enquérir des sommes astronomiques d’argent dépensées pour la réhabilitation du réseau routier de cette wilaya-continent et des travaux non encore réalisés malgré la désignation des entreprises. “Les milliards dépensés n’ont, jusque-là, rien changé à la route de la mort du fait qu’elle est dans un état de délabrement avancé, eu égard aux larges ornières et nids-de-poule constatés tout le long de la chaussée. L’état dégradé de l’asphalte est pourtant signalé par les services de sécurité comme principale cause des accidents enregistrés sur la RN1, particulièrement dans sa partie reliant Tamanrasset à Ghardaïa sur 1 100 km et Tamanrasset à In Guezzam (400 km). Le nombre préoccupant des hécatombes routières relevé n’a, semble-t-il, pas inquiété les autorités locales ni les ministres qui se déplacent en touristes dans cette wilaya qui souffre d’un manque criant en matière d’infrastructures de communication”, s’indignent les protestataires, en insistant sur le jugement des responsables défaillants et ceux suspectés d’être impliqués dans des affaires de corruption lors de la passation des marchés publics portant réhabilitation de plusieurs tronçons de la RN1, dont El-Ménéa-In Salah (200 km), In Salah-Arak (270 km), Arak-Tamanrasset (400 km) et Tamanrasset-In Guezzam (400 km). 
Les protestataires exigent ainsi le dédoublement de la route et la réalisation d’une voie ferroviaire reliant la wilaya au réseau national afin de mettre un terme aux souffrances des habitants qui déplorent quotidiennement des morts dans des accidents survenus sur cette route impraticable où lors du transfert des malades vers l’hôpital, à l’exemple de cet habitant de la commune d’Ideles, qui a pris le mégaphone pour témoigner de sa mésaventure et relater la tragique disparition de sa mère lors de son transfert de l’hôpital de Tamanrasset vers celui de Ghardaïa. “Elle a rendu l’âme au cours de son évacuation”, raconte-t-il avec amertume. 
Le cas de la patiente qui a bravé la mort en parcourant 1 100 km de route d’In Guezzam à In Salah pour une appendicite a également été cité par les manifestants, qui ont brocardé le wali de Tamanrasset, Djilali Doumi, et les élus de cette wilaya (P/APC, P/APW, députés et sénateurs), qui sont souvent aux abonnés absents. “Vous, responsables de la honte, le Sud manque de décisions”, “Ya wali, ya Djilali, triq haq ezzawali” (Vous, wali Djilali, la route est le droit des pauvres) sont, entre autres, les slogans scandés par les participants à cette action de protestation, qui se veut une occasion pour dénoncer l’amateurisme et le bricolage des entreprises engagées par la wilaya pour réhabiliter “la route de la mort”. 
 

RABAH KARECHE


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