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Ali Laskri lors d’un meeting hier à Boghni

“La présidentielle de 2019 n’apportera rien de nouveau”

Le coordinateur de l’instance présidentielle du FFS, Ali Laskri, a animé, hier, un meeting populaire à la salle des fêtes communale de Boghni, et ce, à l’occasion du 55e anniversaire de la fondation du parti. D’emblée, Laskri est revenu sur deux dates importantes du 19 septembre 1958, la création du GPRA, et celle du 5 Octobre 1988. Tout d’abord, l’orateur a affirmé que ces dates historiques doivent être célébrées à l’échelle nationale parce que ce sont deux événements importants dans l’histoire de notre pays. “Le 5 Octobre n’a pas été une manipulation, c’est l’expression d’un ras-le-bol général du peuple. En tout cas, le 5 Octobre est l’aboutissement de toutes les revendications soulevées en 1963 par le FFS, en 1980 par le Mouvement culturel berbère puis en 1986, lors des émeutes de Constantine. Malheureusement, le pouvoir a détourné ces acquis en encourageant la création de partis politiques dans ses laboratoires et en polluant la scène politique nationale par des associations non représentatives”, a-t-il indiqué. Abordant l’élection présidentielle de 2019, Laskri a affirmé que celle-ci n’est pas la solution idéale pour sauver le pays. “Nous, au FFS, nous voulons une élection présidentielle libre et ouverte aux candidats et non celle d’un candidat du consensus”, s’est-il interrogé.
Par ailleurs, Laskri estime que le temps presse car les prémices menaçant l’unité et la cohésion nationales sont apparentes. “L’espoir est dans le projet du FFS. Nous sommes convaincus que l’élection présidentielle n’apportera rien de nouveau”, a-t-il affirmé.  

O. Ghilès