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de graves soupçons de corruption pèsent sur l’homme d’affaires

Laïd Benamor auditionné hier à Sidi M’hamed

© D.R.

Le patron du groupe Benamor et non moins ex-vice-président du Forum des chefs d’entreprises FCE, Mohamed Laïd Benamor, était, hier dans la soirée, toujours auditionné par le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed, a-t-on appris de sources concordantes. 

Auditionné par le magistrat instructeur, au même titre que ses frères et associés, Mohamed El-Hadi et Sami, ainsi que les deux ex-Premiers ministres Abdelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia, l’ancien ministre de l’Agriculture Abdelkader Bouazgui, Djamila Tamazirt, en sa qualité d’ex-P-DG du groupe Eriad Divindus, et une vingtaine de cadres du ministère de l’Industrie et des Mines, l’homme d’affaires devait répondre de graves accusations de corruption. Des accusations liées à l’obtention d’indus avantages, à l’exportation de denrées alimentaires fabriquées à partir de matières subventionnées et à l’obtention de crédits bancaires sans garantie, au transfert illégal de devises et au blanchiment, affirment nos sources. Les poursuites engagées contre cet homme d’affaires, dont on sait la proximité avec Ali Haddad et Saïd Bouteflika, le frère du président déchu, n’est pas vraiment une surprise même pour le grand public. Tout le monde sait, en effet, que Mohamed Laïd Benamor a été entendu à plusieurs reprises par la Section de recherche et d’investigation de la gendarmerie de Bab Jdid, à Alger, et qu’il fait l’objet d’une interdiction de sortie du territoire national depuis le 27 avril 2019. Nous rendions compte dans ces mêmes colonnes, en décembre dernier, de l’implication de Mohamed Laïd Benamor dans une scabreuse affaire de détournement du foncier agricole à Aïn Berda (Annaba) dans laquelle serait “mouillé” l’ex-wali d’Annaba Mohamed El-Ghazi. Cela alors que les différents titres de la presse, ceux de l’Est, notamment, n’ont cessé de se faire l’écho des revendications des opérateurs économiques versés dans la filière tomate, qui se plaignent de la mainmise de cet homme d’affaires sur ce créneau. 
On retiendra, à titre d’exemple, la levée de boucliers qu’a suscitée chez ces professionnels de la tomate industrielle l’importation de quantités exceptionnellement élevées de triple concentré de tomates par le groupe Benamor, à un moment où l’on parlait d’autosuffisance en produit local frais, et même d’exportation. L’affaire qui a le plus fait de bruit est celle du complexe de fabrication de pâtes alimentaires de Corso, situé à Boumerdès, dont le patron du groupe Benamor a pu obtenir, dans des conditions pour le moins intrigantes, la cession de la majorité des parts. Ce dossier pend, d’ailleurs, au nez de l’ancienne ministre de l’Industrie par intérim Djamila Tamazirt, qui est sous le coup d’une interdiction de sortie du territoire national.   
 

A. Allia



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