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Après l’affaire du jus en poudre “Amila”

L’Apoce plaide pour un renforcement des contrôles


Le système de contrôle des produits destinés à la consommation des Algériens nécessite une véritable refonte. Les nombreux scandales qui ont créé la panique au sein des consommateurs et défrayé la chronique ces dernières années font éclater au grand l’inefficacité et l’insuffisance des contrôles phytosanitaires et des analyses physico-chimiques et microbiologiques effectués jusque-là par les différents démembrements du ministère du commerce sur les produits alimentaires et autres.
Il est grand temps de passer à une autre étape, à un stade supérieur en matière de contrôle en Algérie. “Ce qui est en train de se faire actuellement dans ce domaine a montré ses limites”, constate Mustapha Zebdi, président de l’Association de protection des consommateurs (Apoce). Pour lui, tous les produits agroalimentaires doivent faire l’objet d’un contrôle de manière systématique avec des analyses non pas basiques, mais plus poussées. Le contrôle doit toucher, selon lui, tous les composants d’un produit. Le contrôle est, faut-il le préciser, un acte technique permettant de déterminer la conformité d'un produit.
Pour opérer un contrôle sur un produit, il faut, au préalable, en déterminer les caractéristiques et choisir les limites ou les tolérances possibles à l'intérieur desquelles le produit est jugé conforme. Il faut que ces seuils (tolérances) soient connus par le contrôleur ou l’expert qui exécute le contrôle. Il implique également qu'à l'issue de l'acte technique de contrôle, une décision soit prise en ce qui concerne la conformité dudit produit. Le département de Saïd Djellab est donc tenu d’élaborer un texte de loi rendant obligatoire le contrôle automatique de toutes les matières qui composent chaque produit agroalimentaire. Il est, en fait, question de voir si ce sont des composants qui changent ou pas, connaître leur teneur suivant les recommandations internationales... Cette notion d’obligation s’avère importante d’autant plus qu’elle permet aux laboratoires de contrôle de la qualité, notamment privés, d’investir encore davantage dans leur activité en se dotant d’équipements sophistiqués à même de garantir des analyses plus approfondies sur ces produits.
Or, si l’on n’oblige pas l’opérateur économique à faire ce type d’analyses sur son produit, les gérants de ces laboratoires ne vont pas s’aventurer, en toute légitimité d’ailleurs, à acquérir à coup de milliards des appareils pour des actes qu’ils n’effectueront jamais et un amortissement qu’ils n’assureront pas. En Algérie, faut-il le souligner, l’on recense 25 laboratoires opérationnels de contrôle de la qualité, dotés des équipements les plus modernes, à travers le territoire national.
Ces laboratoires, affirme un directeur central au ministère de tutelle, permettent d’effectuer des analyses des marchandises et des produits de large consommation. Mieux, ajoute-t-il, ces laboratoires vont bientôt bénéficier de nouveaux matériels dans le cadre du plan de modernisation établi par le ministère. En dépit de l’existence de toutes ces structures de contrôle, les menaces sur la santé des consommateurs, provoquées par des produits alimentaires et autres, persistent toujours.  


B. K.

 


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