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Rentrée universitaire 2017-2018

Le Cnes dénonce une situation chaotique

Des étudiants universitaires devant un tableau d’affichage. © Yahia/ Archives Liberté

Le syndicat parle d’une préparation sommaire de la rentrée en plus du problème des transferts, de la suppression de certaines filières sans étude sérieuse et d’un laisser-aller général.

“Rien ne va plus dans les universités algériennes”, semble dire le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) qui, lors de la réunion du bureau national tenue le 9 septembre dernier (session ordinaire), dénonce des dérives qui résument une situation de plus en plus chaotique. Présidé par Abdelmalek Azzi, le Cnes fait remarquer que “la rentrée s’est effectuée sans bénéficier d’une préparation sérieuse aussi bien en termes de logistique que sur le plan administratif compte tenu du retard accusé à cause de ce qui s’est passé au BAC, ainsi que des demandes en constante évolution dans les transferts”. Il se trouve que le malaise est encore plus profond puisque le syndicat des enseignants relève des contradictions des plus criantes entre le discours politique qui voudrait relever le défi en ces temps de crise et épargner l’université et la réalité amère qui “dépossède l’université de son essence”.
Le Cnes dénonce aussi des décisions prises sans études réelles et sans concertation concernant les spécialités et la suppression de certaines filières. À ce propos, le Cnes saisit l’occasion pour pointer un doigt accusateur en direction des commissions mises sur pied à cet effet : “La majorité des membres de ces commissions n’ont plus aucune relation avec la pédagogie. Ils ont déserté les amphis de l’université pour aller voir ailleurs constituant, ainsi, des foyers de corruption sans précédent avec pour seule motivation : nuire à l’université publique pour privilégier l’université privée.” Sur ce chapitre, les enseignants protestataires reviennent sur le dossier de l’université privée l’assimilant à “une boîte noire”, tout en insistant : “Ce dossier est discuté dans la plus grande opacité. Sinon, comment expliquer que ni l’opinion publique ni le partenaire social n’ont été informés, jusqu’au jour d’aujourd’hui, du contenu du cahier des charges ?” Toujours est-il que le ministère a décidé d’octroyer les agréments dans un délai qui ne saurait excéder les trois mois à venir. L’occasion fut aussi pour le Cnes de revenir sur certains déboires vécus dans le cadre de son exercice syndical qu’ils imputent à la tutelle, l’accusant ouvertement “de s’adonner à des manœuvres pour créer un conflit et entraver le travail du bureau, privant de ce fait la sphère syndicale d’un partenaire réel et efficace”. Une situation des plus inextricables et une volonté de mise à mort programmée qui ouvre une brèche aux recteurs pour s’adonner, selon le syndicat, “au faux et usage de faux, la corruption, le clientélisme, etc. En plus de la dilapidation des deniers publics sans aucun contrôle. L’affaire de l’école supérieure des enseignants de Kouba en est d’ailleurs la meilleure illustration”. Et contre toute attente, le Cnes avertit de ces dérapages qui, de son avis “compromettent sérieusement l’évolution de l’université et hypothèquent son avenir”.


Nabila Saïdoun

 



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