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MARCHE DU MOUVEMENT POPULAIRE à BéjaÏa

Le combat continue

Mobilisation accrue de la rue à Béjaïa. © M. Ouyougoute/Liberté

Des dizaines de milliers de personnes ont marché, hier, dans les rues de Béjaïa. Toutefois, ce qui a caractérisé la 48e marche de protestation du chef-lieu de Bgayet est le retour, remarqué et remarquable, des fourgons cellulaires de police dispersés tout au long de l’itinéraire de cette manifestation hebdomadaire, et ce, outre l’hélicoptère des services de sécurité, qui survolait le ciel béjaoui pour filmer le déroulement de la marche depuis onze heures jusqu’à la fin de la manifestation.

Les manifestants, qui étaient un peu moins nombreux que les semaines précédentes, étaient étonnés de voir les camions de la police, installés tout au long de l’itinéraire habituel de la marche et s’interrogeaient si ce retour des forces de l’ordre, jusque-là plutôt discrètes, ne signifiait pas “la fin de la récréation”, pour reprendre un activiste du hirak.

Bien qu’ils aient juré de continuer le combat et d’occuper la rue, les mardis et vendredis, en témoignent les slogans scandés par les différents carrés de manifestants : “Wallah mana hab’cine” (Nous jurons de continuer et de ne pas nous arrêter).

Beaucoup de manifestants, des enseignants universitaires, des syndicalistes, des membres du Pacte de l’alternative démocratique (PAD), ont insisté sur la “poursuite du combat”, estimant que le “hirak est demeuré intact” en dépit des attaques dont il est l’objet des contre-révolutionnaires et des “déclinologues” qui prédisent la fin du mouvement révolutionnaire en cours, notamment via les réseaux sociaux.

La 48e manifestation a été caractérisée par l’hommage rendu à l’ancien dirigeant du FLN historique, Didouche Mourad, surnommé Si Abdelkader, tombé au Champ d’honneur à l’âge de 28 ans, le 18 janvier 1955. Il s’était engagé, dès 1942, dans les rangs du Parti du peuple algérien (PPA) alors qu'il n'avait pas encore 16 ans.

Il est l'un des plus importants rédacteurs de la Déclaration du 1er Novembre. Il est connu pour avoir mis devant leurs responsabilités ses frères d’armes en déclarant : “Si nous venions à mourir, défendez notre mémoire.” Un manifestant a tenu à exhiber cette citation-sentence sur une pancarte.

Un autre a porté fièrement sa photo ainsi que celles des autres martyrs de la Révolution, plus précisément Abane Ramdane. Et pour cause : ce dernier a été désigné de “traître” par un commis de l’État, lequel a même qualifié le Congrès de la Soummam de “coup d’État contre les constantes du peuple algérien”.

Il y a lieu de signaler aussi que les femmes sont toujours aussi mobilisées, ainsi que les jeunes et les personnes âgées ou à mobilité réduite. Tous ces manifestants sont encadrés par des syndicalistes, des animateurs associatifs, des artistes et des militants politiques.
 

M. OUYOUGOUTE



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