Scroll To Top
FLASH
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

A la une / Actualité

Ils ont battu le pavé, hier, à Tamanrasset

Le cri du peuple “entendu” par les malentendants


La révolte citoyenne s’étend à la frange des  handicapés, particulièrement aux malentendants qui ont battu le pavé, hier, pour marquer l’histoire de leur empreinte en dénonçant le système qui les a toujours marginalisés et exclus de son programme, si programme il y a, de réinsertion socioprofessionnelle.
Gavés de promesses sans lendemain, les handicapés auditifs ont, eux aussi, choisi la rue pour exprimer leur ras-le-bol et leur désarroi. Les revendications formulées par cette frange vulnérable résument clairement le calvaire qu'elle vit au quotidien et met parallèlement à nu les réformes en trompe-l’œil que les tenants du pouvoir en place évoquent occasionnellement.
L’appel du peuple que le cercle du président Bouteflika et les “forces extraconstitutionnelles” feignent d’ignorer malgré l’écho assourdissant des slogans que le monde entier a entendu, a suscité ainsi une vive réaction chez les malentendants de cette wilaya du Grand Sud qui ont choisi leur propre langage pour réclamer leurs droits et l’alternance démocratique à laquelle aspire le peuple depuis le début de l'insurrection contre le despotisme et l'autoritarisme du régime en place.
Il faut signaler au demeurant que la journée d’hier a été marquée par plusieurs autres manifestations. Un sit-in de protestation a été observé devant le consulat du Niger à Tamanrasset pour dénoncer le meurtre de l’adolescent, Abdelhamid Youlensar, survenu mercredi dernier. Amis et proches de la victime ont pris part à ce rassemblement pour manifester leurs vives inquiétudes quant à la recrudescence des agressions physiques perpétrées par des ressortissants subsahariens en situation illégale sur le territoire algérien. Mais surtout pour dénoncer l’insécurité qui menace cette paisible ville promise aux mille et un périls. Le vent de la protestation a également soufflé sur la tribu des Touareg Tadjehi Nafis qui se sont mobilisés pour dénoncer la décision de la justice locale de les déposséder de la propriété foncière léguée par leurs ancêtres au profit d’un “arriviste qui aura fourni de faux documents pour conforter sa plaidoirie”.
En introduisant un appel en cassation auprès du pôle judiciaire de la wilaya d’Ouargla, ils ont eu gain de cause et fini par démasquer le faux propriétaire du foncier situé à la cité Tihaguouine, à la sortie sud de la ville de Tamanrasset.


R. KARECHE

 



Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER