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Industrie Pharmaceutique

Le diagnostic du secteur, une priorité

Messaoud Belambri, président du Snapo. © D.R.

Le président du Snapo exhorte le ministre délégué chargé de l’Industrie pharmaceutique à ouvrir un espace d’écoute, de débat et de dialogue afin d’identifier toutes les contraintes que rencontrent les opérateurs.

Dans une récente déclaration à la Radio nationale, le président du Syndicat national des pharmaciens d’officine (Snapo), le Dr Messaoud Belambri, estime que le nouveau ministre délégué chargé de l’Industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed, doit en priorité faire un diagnostic de ce secteur et recenser de manière exhaustive tous les problèmes qui l’affectent sur les plans technique, réglementaire, bureaucratique, liés parfois à l’enregistrement, à l’importation des intrants. Le Dr Belambri exhorte son confrère à ouvrir également un espace d’écoute, de débat et de dialogue afin d’identifier avec exactitude toutes les contraintes réelles que rencontrent les opérateurs dans l’exercice de leur métier.
Le président du Snapo a accueilli avec satisfaction la nomination du président de l’Ordre national des pharmaciens, à ce poste. À travers cette décision, il ressent “une volonté forte de la part de l’état de mettre fin aux problèmes que connaît le secteur”. C’est une “excellente chose”, souligne-t-il, surtout le fait d’avoir attaché ce ministère au département de la Santé et de l’avoir aussi confié à “quelqu’un qui a l’expérience, qui maîtrise parfaitement le domaine du médicament et qui connaît tous les problèmes posés et rencontrés par les opérateurs, les industriels et les acteurs du secteur”. Dans cette corporation, les pharmaciens font face eux-aussi à de nombreuses difficultés.
La plus délicate reste indubitablement la commercialisation des psychotropes. La réglementation portant gestion des psychotropes par les officines souffre de nombreuses insuffisances qui exposent les pharmaciens à des sanctions pénales et à des risques sur les plan de gestion et de sécurité. Les adhérents de ce syndicat avouent que la dispensation de ce type de médicaments est devenue problématique à cause d’un vide juridique que les autorités compétentes n’ont pu combler depuis des années. Néanmoins, cette épineuse problématique vient d’être réglée.
Le décret exécutif n°19-379 du 31 décembre 2019 fixant les modalités de contrôle administratif, technique et de sécurité des substances et médicaments ayant des propriétés psychotropes vient d’être, en effet, publié au Journal officiel. Le contrôle administratif, technique et de sécurité des substances et médicaments ayant des propriétés psychotropes porte, stipule l’article 2 de ce texte, “sur toutes les opérations visant la traçabilité de ces substances et médicaments depuis la réception des matières premières jusqu’à la dispensation par le pharmacien d’officine ou le pharmacien hospitalier”. 

Classification officielle des psychotropes 
Il vise à vérifier notamment, la conformité de la gestion du produit aux dispositions de ce décret et au respect des dispositions administratives relatives aux opérations d’importation et d’exportation prévues par la réglementation en vigueur.
L’article 8 oblige le pharmacien directeur technique et le pharmacien assistant d’un établissement pharmaceutique de production, de fabrication, de conditionnement, de transformation et de distribution des substances et médicaments ayant des propriétés psychotropes de “tenir à chaque opération, une comptabilité matière de ces produits, de manière à assurer une traçabilité parfaite et faciliter le contrôle de ces produits”. Il faut reconnaître que c’est le Snapo qui a bataillé pour que les tableaux liés à la classification légale et officielle de ces produits soient publiés au Journal officiel. Le flou total qui caractérisait auparavant l’identification exacte de ces produits, faisait courir aux pharmaciens des risques de poursuites judiciaires tel que le stipulent les articles 16 et 17 de la loi 04-18 du 25 décembre 2004 qui prévoient de lourdes peines de prison allant de 5 à 20 ans.  
 

B. K. 



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