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IL est accusé de trafic d’influence, de fuite de capitaux et d’obtention d’indus privilèges

Le directeur d’Ennahar TV arrêté

Mohamed Mokadem, alias Anis Rahmani, DG d’Ennahar TV. © D.R.

Le patron du groupe média Ennahar n’a pas donné suite à deux convocations de la Gendarmerie nationale. Hier, un mandat d’amener été ordonné par le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed.

Le sulfureux président-directeur général du groupe média Ennahar, Anis Rahmani, de son vrai nom Mohamed Mokadem, a été arrêté hier par les éléments de section de recherche de la brigade de Gendarmerie nationale de Bab Jdid, chargée de mener des investigations sur les affaires de corruption. 
Il serait, au moment où nous mettons sous presse, entendu par les enquêteurs de la brigade de recherche du corps de sécurité susmentionné à Bab-Jdid, où il passera probablement la nuit avant d’être présenté, selon des sources concordantes, aujourd’hui, devant le procureur de la République près le tribunal de Sidi-M’hamed.

Il semblerait que le patron du groupe média Ennahar (une chaîne de télévision d’informations générales et deux quotidiens déclinés en français et en arabe) n’a pas donné suite à deux convocations de la Gendarmerie nationale, qui souhaitait l’auditionner sur des affaires de corruption.

Le juge d’instruction près le tribunal sis à la rue Abane Ramdane a fini par ordonner un mandat d’amener. Sur l’homme fort des milieux de médias nationaux, pèsent des soupçons de mouvements suspects de capitaux de et vers l’étranger ; constitution d’avoirs financiers à l’étranger ; obtention d’indus privilèges et trafic d’influence.

Le patron du groupe Ennahar, qui a édifié un empire médiatique et financier en un laps de temps relativement court (à peine vingt ans), était dans l’œil du cyclone depuis plusieurs mois. Des canaux officieux relayaient, par intermittence mais avec insistance, la nouvelle de son arrestation, à telle enseigne qu’il se sentait obligé d’apporter, à chaque fois, un démenti. 
Il y a quelques jours, il a tenté de désavouer la rumeur, qui bruissait à nouveau sur son compte, en indiquant qu’il rentrait d’un voyage à Dubaï sans subir la moindre entrave lors de son passage par les points de contrôle de la Police des frontières. Pourtant connu pour sa proximité avec le clan du président déchu, Abdelaziz Bouteflika, il devenait, évident, au fil du temps, qu’il passerait fatalement à la trappe de la justice pour son implication dans des affaires de corruption, délit d’initiés, campagnes calomnieuses, chantage et extorsion de fonds… Près de 50 procès lui ont été intentés pour diffamation. 
Depuis l’élection d’Abdelmadjid Tebboune à la plus haute fonction dans la hiérarchie de l’État, il est carrément tombé en disgrâce. Pour cause, il a largement contribué à ternir la réputation du chef de l’État à l’époque de son limogeage du poste de Premier ministre, trois mois à peine après sa nomination à l’été 2017.

Lors de la campagne électorale pour le scrutin présidentiel du 12 décembre 2019, Anis Rahmani a appuyé ouvertement la candidature du secrétaire général par intérim du RND Azzedine Mihoubi. Ne se limitant guère à un soutien franc, il a œuvré à fourvoyer celui qui a gagné, finalement le bail du Palais d’El-Mouradia. 
 

Souhila H.



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