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Le Parlement désigne aujourd’hui Bensalah à la tête de l’état

Le fait accompli ?

Les parlementaires face à un choix cornélien.© Archives/Liberté

Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, est rejeté par le peuple qui voit en lui l’incarnation d’un système qui a mené le pays à la ruine.

Le Parlement, siégeant en ses deux Chambres réunies, prendra acte aujourd’hui lors de sa session prévue au Palais des nations de la déclaration du Conseil constitutionnel constatant la vacance définitive du poste de président de la République et l'application de l'article 102 de la Constitution. Le processus va donc déboucher, sauf surprise, sur la désignation de l’actuel président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, pour assurer l’intérim en tant que chef de l’État en remplacement d’Abdelaziz Bouteflika, président démissionnaire depuis le 2 avril dernier. Or, il se trouve qu’Abdelkader Bensalah est carrément rejeté par le peuple qui voit en lui l’incarnation du système et, par conséquent, quelqu’un qui ne bénéficie pas d’un a priori positif et de la crédibilité nécessaire pour conduire la transition. La contestation menée, depuis le 22 février dernier, a affiché, dès le départ, des revendications claires réclamant, ainsi, un changement profond passant par le départ du président Bouteflika, mais aussi et surtout du système dans son ensemble, pour aspirer, enfin, à la tenue d’élections propres et à l’avènement de la deuxième République. Mais la situation se corse au fur et à mesure que le peuple avance dans sa démarche pour se trouver devant le fait accompli ne sachant plus comment interpréter l’attitude de Gaïd Salah, chef d’état-major de l’ANP et vice-ministre de la Défense. “Celui-ci ne fait que tergiverser, soufflant le chaud et le froid”, selon les diverses lectures d’observateurs avertis, en promettant de “réaliser les revendications du peuple dans leur totalité”, d’une part, et nuancer cet enthousiasme en évoquant “la mise en application de l’article 102 de la Constitution, comme solution s’inscrivant exclusivement dans le cadre constitutionnel, considéré comme  l’unique garantie pour maintenir une situation politique stable”, d’autre part. Une solution que les Algériens rejettent en bloc, s’estimant “bernés” par cette solution constitutionnelle qui, à leur avis, “ne sied en aucune manière à leurs desiderata”. Ils promettent, d’ailleurs, selon de nombreux posts sur les réseaux sociaux, d’occuper la rue massivement pour exprimer, encore une fois, haut et fort, leur réprobation de la solution prônée. Certains posts affichent même des avis très tranchés : “Il n’y a aucune lutte de clans, au contraire, tous les clans ont fusionné et se sont unis dans un seul scénario pour sauver le régime, préserver la rente pétrolière et les intérêts de la mafia au pouvoir.” Il est clair que la conférence parlementaire qui se tient aujourd’hui retient l’attention de tous les Algériens, y compris celle des étudiants qui sont attendus nombreux en ce jour qui coïncide avec leur marche hebdomadaire. “Qu’ils dégagent tous”, lit-on sur certains de leurs slogans diffusés sur Facebook rejoints par d’autres internautes qui ont appelé, pour leur part, à une marche nationale avec pour slogans : “L’article 102 est loin de nous convenir. Nous ne sommes pas dupes” ou encore “Personne ne nous arrêtera, personne ne nous fera peur”.


Nabila SaÏdoun



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