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Élection présidentielle 2019

Le FFS opte pour le boycott actif

© D. R.

Le premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), Mohamed Hadj Djilani, dont la formation avait déjà appelé au boycott de l’élection présidentielle, a précisé, hier, que le parti mènera campagne sur le terrain pour appeler les Algériens à ne pas voter le 18 avril prochain. Intervenant au forum de l’association RAJ, M. Hadj Djilani a annoncé que son parti organisera une large campagne pour la mobilisation des Algériens non seulement pour “le boycott massif de la prochaine élection présidentielle”, mais aussi pour “un consensus national populaire pour l’élection d’une constituante et l’avènement de la deuxième République et un État de droit et de démocratie”.
Pour ce faire, le FFS organisera des rencontres de proximité et distribuera des déclarations ou appels pour convaincre les citoyens de boycotter cette élection. “Les Algériens sont convaincus que la seule solution consiste à boycotter ce système, et toutes ses échéances préfabriquées qui ne sont que du théâtre”, a-t-il indiqué, arguant que “selon tous les indices, les prochaines élections seront un scrutin fermé au profit du candidat du pouvoir”. En évoquant le boycott des élections passées de 1999, 2004, 2009 et 2014, le premier secrétaire national du FFS a rappelé que le parti a toujours boycotté les présidentielles en dehors de celle de 1999 à laquelle il avait pris part après les garanties qui avaient été données au défunt Hocine Aït Ahmed sur la transparence du vote. Le FFS a boycotté ces élections parce que “nous avons constaté que la participation à ces élections n’est qu’une légitimation d’une parodie d’élection dont les résultats sont connus d’avance. Et tous les Algériens sont conscients que les différentes élections présidentielles sont truquées au profit du candidat du système”. Et de faire remarquer qu’“à trois mois de l’échéance présidentielle, les conditions ne sont pas réunies pour organiser des élections libres et transparentes”. Il a, en outre, estimé que “l’absence de visibilité, l’impasse politique et la fermeture du champ médiatique et les restrictions aux libertés syndicales sont autant de conditions qui constituent la preuve formelle que la prochaine échéance présidentielle sera réduite à un scrutin ou élection dont les résultats sont déterminés à l’avance”, et que “la participation ne servira qu’à les légitimer, et en même temps à prolonger la vie de ce système répressif qui est en vigueur depuis 1962 à ce jour”.
Aussi, sa formation plaide pour “le changement total du système”, mais avec le peuple algérien, à travers son initiative de consensus national pour “renverser l’équilibre des forces et imposer au système une alternative démocratique inspirée de la déclaration du 1er Novembre et du document du Congrès de la Soummam”, a-t-il argumenté. 



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