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Transition politique

Le PAD appelle à “des assises de la démocratie”

La consécration d’un état de droit, objectif prioritaire des membres du PAD. © D. R.

Cette conférence “débattra des mécanismes et de la nature de la transition ainsi que du processus constituant qui sont une nécessité absolue pour la réappropriation de la souveraineté du peuple”, indique le document  du Pacte de l’alternative démocratique.  

Après des mois d’attente, les partis réunis dans le cadre du Pacte de l’alternative démocratique (PAD) se fixent un nouveau cap. Ils appellent à la tenue, le 25 janvier, des “assises nationales de la démocratie”. Une rencontre réservée aux “forces démocratiques” qui mènera vers une conférence nationale de l’opposition dont la date sera définie après.

Dans un communiqué diffusé hier à l’issue d’une réunion de ses membres, le PAD explique que ces assises “auront pour objectif de consacrer les principes, valeurs et fondements d’un État de droit, civil, social et démocratique”. S’ils ne précisent pas les contours de cette rencontre, les partis du PAD excluent déjà de participer à “un faux dialogue” et disent rejeter une “démarche unilatérale” du pouvoir.

“L’avènement d’un ordre démocratique et social, tel que revendiqué par le peuple depuis le 22 février 2019, exige d’ores et déjà de disqualifier les faux dialogues et de refuser de se laisser enfermer dans la démarche unilatérale du pouvoir”, note le communiqué.

Pour ces forces politiques, la tenue de ces assises, auxquelles seront conviés d’autres partis de la mouvance démocratique et des associations, mènera à l’organisation d’une conférence nationale qui regroupera toutes les forces de l’opposition en dehors du pouvoir, en vue du changement radical du régime qui “est l’impératif de l’heure”.

Cette conférence “débattra des mécanismes et de la nature de la transition ainsi que du processus constituant qui sont une nécessité absolue pour la réappropriation de la souveraineté du peuple”, indique le document du PAD qui se positionne ainsi comme alternative au pouvoir actuel. “La situation née du coup de force électoral exige une riposte politique, rapide et cohérente avec les revendications du mouvement populaire”, notent les forces de l’alternative démocratique.

Pour donner la réplique au pouvoir, le PAD a même ignoré l’élection présidentielle et l’arrivée d’Abdelmadjid Tebboune, “qui incarne le pouvoir” à la tête de l’État. Le document précise que les forces de l’alternative démocratique “saluent la mobilisation populaire qui se maintient après près d’une année pour exiger le départ du système, de ses symboles et de ceux qui l’incarnent”.

Pour préparer ces échéances, une réunion se tiendra ce mercredi pour définir les modalités techniques des assises et adresser aux autorités une demande d’autorisation pour la réservation d’une salle. Nées en juin dernier autour de la nécessité d’aller vers une “véritable transition politique”, les forces de l’alternative démocratique regroupent sept partis politiques, une organisation de défense des droits de l’Homme et des personnalités nationales. Il s’agit du FFS, du RCD, du PLD, du MDS, du PST, de l’UCP, du PT et de la Laddh.

Les acteurs réunis dans “cette mouvance” ont tenu une première conférence nationale le 26 juin dernier. Face aux autorités qui avaient refusé de donner l’autorisation pour la tenue de la réunion dans une salle publique, les animateurs du PAD se sont rabattus sur le siège du RCD, à Alger.

Face au pouvoir et à une partie de l’opposition qui ont choisi l’élection présidentielle comme option de sortie de la crise, les animateurs du PAD réclament un processus constituant, donc un changement radical du système politique.

Si la plupart des formations politiques qui composent ce conglomérat inscrivent la nécessité d’aller vers une Constituante dans son programme politique, elles ont préféré mettre de côté cette exigence comme concession face à d’autres forces de l’opposition.

Pour l’instant, le pouvoir refuse d’intégrer l’idée de la transition politique dans sa démarche. Face aux exigences de l’opposition, il brandit la réponse de la révision constitutionnelle comme seule option de changement de “système de gouvernance”.
 

Ali Boukhlef

 

 



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