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Financement des grands projets de Sonelgaz

Le recours à l’endettement extérieur envisageable

Chaher Boulakhras (à gauche), P-DG de Sonelgaz, et Abdelghani Benbetka, P-DG de la holding ACS. © S. Zitari/Liberté

Le dossier contenant les propositions de Sonelgaz dans ce sens est fin prêt. Il sera soumis au gouvernement.

Le groupe Sonelgaz poursuit sa dynamique visant l’intégration nationale et la substitution aux importations de produits fabriqués localement, utilisés pour ses différentes activités. L’entreprise affiche sa ferme volonté de favoriser le recours, en priorité, à l’outil national de production, lorsque celui-ci est en mesure de répondre aux besoins de ses diverses filiales.

Son P-DG Chaher Boulakhras l’a précisé : “La dépendance vis-à-vis de l’étranger n’est plus une fatalité. Nous optons pour l’intégration nationale qui demeure une nécessité pour notre pays.” Le groupe compte graduellement algérianiser le processus dans sa globalité ou en partie.

C’est dans ce cadre qu’une convention a été signée hier entre le groupe Sonelgaz et la holding Algeria Chemical Spécialités (ACS). Celle-ci développe quelque 97 produits, selon son P-DG, Abdelghani Benbetka, dont 72 sont d’ores et déjà homologués et commercialisés. Autant d’instruments, importés jusque-là, que va se procurer Sonelgaz auprès des filiales relevant de cette holding conformément à ce partenariat et qui lui fera économiser des montants considérables en devises.

L’idée pour M. Benbetka est de parvenir à couvrir 30% des contrats signés par Sonelgaz dans la fourniture d'équipements et de produits de base dans le secteur énergétique. La commande que passera Sonelgaz contribuera certainement à l’augmentation du chiffre d’affaires d’ACS, estime M. Boulakhras dans son allocution précédant la signature de l’accord.

Cette convention, d'une durée de cinq ans renouvelables, constituera un incubateur aux start-up algériennes, aux microentreprises et aux PME-PMI à travers le tissu de sous-traitance qui se créera autour de ces industries, a expliqué M. Boulakhras.

Les cinq partenariats concrétisés par Sonelgaz ces derniers mois avec General Electric Algeria turbines (GEAT), Vijai Electronicals Algérie (VEA), Boliers Handassa Industrie Algérie (BHI), Imetal et le Sud-coréen BHI, Sediver Algérie et Hyenco s’inscrivent en droite ligne de la feuille de route tracée par Chaher Boulakhras qui a pour fondement l’encouragement de la production nationale et la réduction des importations et, par ricochet, l’économie de devises notamment en cette période délicate que traverse le pays.

Cette conjoncture difficile que vit l’Algérie, marquée par une crise financière ardue, a contraint le groupe à chercher des sources de financement pour mettre en œuvre son plan de développement, c’est-à-dire ses projets d’investissement prévus dans la production, le transport, la distribution, les services… Le recours à l’endettement extérieur pour financer les grands projets programmés est sérieusement envisageable. La question a été visiblement tranchée par l’exécutif du groupe.

Le dossier contenant les propositions de Sonelgaz dans ce sens est fin prêt. Il sera soumis au gouvernement. Pour M. Boulakhras, le marché financier international constitue une opportunité puisqu’il permet d’obtenir des financements “à des conditions avantageuses et à des taux assez bas ne dépassant pas les 3%, avec des échéances allant jusqu'à 15 ans”.

Pour lui, le financement extérieur des investissements de Sonelgaz serait un complément aux prêts contractés auprès des banques nationales et aux fonds propres du groupe. Même s’il n’a pas avancé de montant pour les besoins financiers de l’entreprise, il n’en demeure pas moins que les ambitions du groupe pour répondre aux besoins du citoyen restent énormes.

Un tel objectif passe impérativement par la réalisation de l’ensemble des investissements prévus. Sonelgaz projette, en effet, d’augmenter ses capacités de production électrique de 20 000 mégawatts (MW) additionnels dans 10 ans. “Nous disposons aujourd’hui d’un parc de production totalisant une capacité installée de 21 000 MW. Et pour répondre à la demande additionnelle prévue, nous allons réaliser en l’espace de 10 ans un parc de production équivalent à celui réalisé en 50 ans, soit 20 000 MW de capacité supplémentaire”, a-t-il souligné. 
 

Badreddine KHRIS
 

 


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