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Rassemblement de soutien hier à Louisa Hanoune

“Le régime vit son dernier quart d’heure”

© Archives/Liberté

Les intervenants lors de cette manifestation ont appelé à la poursuite de la mobilisation.

Les participants au rassemblement de soutien à Louisa Hanoune, dont le procès est fixé pour le 23 septembre prochain, organisé hier au siège du PT à Alger, ont relevé à l’unisson que la vague d’arrestations opérées par le régime ces dernières semaines parmi les manifestants et les animateurs politiques procède d’une volonté d’égarer le mouvement, mais traduisant également la “fin proche” d’un régime incapable de concevoir une perspective pour le pays. “Le régime actuel est incapable d’encadrer la société, il ne lui reste alors que la violence”, a affirmé Fethi Gheras, coordonnateur du MDS. “Le régime vit son dernier quart d’heure. À travers les dernières arrestations, il démontre qu’il n’a même plus d’arguments, d’où le recours à la violence. Mais le peuple ne s’arrêtera pas avant votre départ (régime, ndlr)”, lance-t-il devant une salle comble où on notait la présence, outre les membres du comité national de soutien à Louisa Hanoune, de nombreuses figures de la mouvance démocratique, dont Fetta Sadat du RCD, Ali Laskri du FFS, Mahmoud Rachedi du PST, Mohand-Arezki Ferrad, les anciens députés Tarik Mira et Hamid Ouazar, mais également des représentants d’associations et des syndicalistes. “Ils disent accompagner le mouvement alors qu’ils créent une contre-révolution”, ironise, pour sa part, Ali Laskri. “Ils veulent d’une Algérie des casernes et des commissariats. Ils veulent casser le mouvement pour servir des intérêts étrangers”, s’est-il insurgé. Appelant à la libération des détenus dont Louisa Hanoune, Lakhdar Bouregâa, Karim Tabbou et Samir Belarbi, entre autres, Ali Laskri considère que le régime est dans une logique d’“alternative clanique”. “Lakhdar Bouregâa l’a dit. Mais on ne va pas lâcher”, assure-t-il. “Le régime n’a plus d’avenir”, souligne, pour sa part, Mahmoud Rachedi, pour qui les récentes arrestations sont “au service d’un projet”. “Le pouvoir de fait qu’incarnent Ahmed Gaïd Salah, Noureddine Bedoui et Abdelkader Bensalah prend des décisions qui hypothèquent l’avenir de l’Algérie”, soutient-il, avant d’appeler à la constitution d’un front “anti-répression et pour la défense des libertés”, un front qui transcende les divergences idéologiques. “Chacun doit assumer ses responsabilités. Ce n’est pas normal que des partis se taisent alors qu’il y a des arrestations et s’inscrivent dans le processus électoral”, affirme-t-il. Et comme le PT, le PST juge nécessaire l’auto-organisation au niveau de la base pour maintenir le rapport de force. Avocate de nombreux détenus, Me Fetta Sadat, cadre du RCD, estime, de son côté, que “l’heure est grave et cruciale”. “L’Algérie est à la croisée des chemins. L’intensification des arrestations vise à faire avorter la révolution. Alors que le peuple réclame sa souveraineté et une transition démocratique, le pouvoir de fait lui tourne le dos et veut faire passer sa feuille de route par la force”, relève-t-elle. Elle s’interroge comment un régime qui désigne lui-même les membres de l’autorité “indépendante” des élections, dans un environnement marqué par les violations des libertés, peut garantir la régularité et la transparence du scrutin. Dénonçant l’instrumentalisation de la justice, Me Fetta Sadat relève que, depuis le 23 juin dernier, aucun “acte de procédure” n’a été effectué. “Il y a une volonté de faire des détenus, des otages”, dit-elle. Selon elle, le régime “autoritaire”, bâti sur la violence, n’accepte pas de voix discordantes. “La vigilance et la mobilisation sont de mise. Nous ne devons pas nous tromper. L’Algérie ne va pas nous pardonner. Nous n’avons pas de pays de rechange, comme eux”, dit-elle. Alors que Ramdane Tazibt appelle à un front “élargi”, l’ancien député Hamid Ouazar a mis en garde contre des actions de nature à “nous couper de la base”. 
 

K. K.


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