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Préparation de l’examen du baccalauréat

Les appréhensions des candidats

© D. R.

Les candidats au baccalauréat appréhendent cet examen avec beaucoup d’angoisse, en raison des conditions exceptionnelles dans lesquelles se présente l’épreuve cette année, en raison du coronavirus qui a perturbé l’année scolaire. Sara, Melissa et Ikram livrent à Liberté  leur angoisse, leur appréhension. 

Sara Z.,18 ans qui repasse l’examen, appréhende le “bachot” avec angoisse. La raison : “On se prépare du mieux qu’on peut, mais, reste à savoir comment seront les sujets. Parce qu’on nous dit souvent que les sujets seront abordables, mais arrivé le jour de l’examen, ils nous sortent des questions de cours qu’on n’a pas étudiés.

Et alors, qu’on a tendance à tomber dans la facilité, les corrections sont souvent sévères. Il faut s’attendre à tout”, dit-elle. Forte de son expérience, elle indique se préparer par le biais des cours diffusés sur les réseaux sociaux. “Actuellement, je suis des cours donnés par des enseignants à travers Messenger, Viber et YouTube, où ils répondent aux questions qu’on leur pose”, a-t-elle ajouté. Mais, pour elle, le télé-enseignement est loin d’égaler la présence en classe.

Aussi, estime-t-elle nécessaire que des mesures soient introduites pour compenser l’absence des bancs d’école pendant une période aussi longue de 6 mois. Établir le “seuil” est l’une des mesures réclamées par la candidate. Cependant, “établir le seuil aux cours des premier et deuxième trimestres, c’est bien, mais réduire les cours compliqués et baisser les moyennes d’acceptation, c’est encore mieux”, juge-t-elle enfin.

Du point de vue de Melissa L, 17 ans, la préparation se présente mieux. La candidate au bac se  dit “à jour”, grâce  aux  cours  qu’elle  reçoit  à  travers l’internet. Selon elle, “le temps qui nous sépare de l’examen (trois mois) est largement suffisant pour réviser tout le programme de l’année scolaire”, qui a été réduit à deux trimestres.

Quoique, comme  tout candidat, elle  ne  peut  s’empêcher  de  faire état de “stress” et d’“une  baisse  de motivation”, arguant  que “c’est le bac qui va déterminer notre avenir”. Quant à sa méthode pour se préparer, elle indique qu’“il y a beaucoup de vidéos de cours qui sont dispensés. Il y a aussi de bons enseignants auxquels je peux poser des questions et je reçois aussi des réponses”.

Aussi, pour Melissa L., “cela pose quelques difficultés de communiquer, parce que l’enseignant est éloigné”. Autre bémol : les seuils des cours à examiner ne sont pas encore définis pour toutes les matières. “Ce qui n’arrangera pas les candidats”, souligne-t-elle. Enfin, pour Ikram, 17 ans, “c’était une bonne idée de passer notre baccalauréat en septembre au lieu de juin”.

Elle explique : “Parce que je n’étais pas capable de le passer en raison du stress que j’avais. J’étais sous pression et j’avais peur de ne pas l’obtenir avec la moyenne que je veux.”  Des pédagogues et des psychopédagogues qui se sont saisis du report du bac au mois de septembre, et le “vide pédagogique” créé par cette décision, ont préconisé des conseils aux parents et aux candidats.

Dans un entretien à Liberté, Mustapha Boukhtala, pédagogue et ancien enseignant de l’École normale, se dit en accord avec la décision des pouvoirs publics, qui vise à “préserver la crédibilité du diplôme” d'une part, et “d'assurer le principe de l'égalité des chances entre les étudiants algériens”, d'autre part. 

Intervenant sur la question de savoir comment meubler le vide pédagogique du 12 mars jusqu’à septembre, il s’adresse aux parents d’élèves pour les inviter à “accompagner leurs enfants dans la préparation de l'examen, interagir avec eux, les aider à s’adapter à ces situations exceptionnelles et à faire bon usage du temps, et aussi à les soutenir pédagogiquement et psychologiquement pour rehausser leur moral et leur fournir une énergie positive qui les aide à s'adapter à la situation particulière et l'affronter avec une forte volonté et une ferme détermination”. 
 

A. R.

 


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