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Ils ont organisé une marche hier à Tizi Ouzou

Les communaux réaffirment leur solidarité aux détenus

Marche des communaux hier à Tizi Ouzou. © K. Tighilt/Liberté

Après les étudiants et les enseignants de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, qui  ont fait de leur 38e marche, avant-hier, une action de soutien aux détenus d’opinion et de dénonciation des condamnations prononcées par le tribunal de Sidi M’hamed, voilà que les communaux, qui descendent dans la rue un mercredi sur deux, ont battu le pavé à leur tour, hier, pour faire de même.  Sous un ciel plus clément, la marche des communaux s’est ébranlée vers 10h30 de l’entrée principale de l’université pour suivre l’habituel itinéraire menant vers le monument des martyrs situé à l’autre bout de la ville. 

Tout au long du parcours, les manifestants, qui étaient nombreux à répondre à l’appel de leur syndicat, Snapap-Cgata, ont exprimé leur soutien aux détenus d’opinion et aux manifestants condamnés pour port du drapeau amazigh en brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : “Les travailleurs des communes solidaires avec les détenus d’opinion”, “Les travailleurs des communes exigent la libération des détenus d’opinion” et “Les travailleurs des communes solidaires avec les familles des détenus”.

Durant toute la marche, les communaux n’ont cessé de scander des slogans hostiles à la justice et aux juges : “El âadala la touhan”, “Ya qodhat telephoun”, “Ya qadhi ya el haggar”.  Sur d’autres pancartes, les manifestants avaient encore exprimé des revendications appelant au départ de tous les symboles du système et d’autres rejetant l’élection présidentielle. 

“Pour une Algérie libre et démocratique”, “Système dégage”, “Non à la mascarade électorale” et “Non à l’élection de la honte”, lit-on sur certaines d’entre elles.  Un partie des participants à cette marche a, quant à elle, formulé des doléances d’ordre professionnel, en brandissant des affiches sur lesquelles il était écrit : “Salaire 18 000 DA : une humiliation” ou encore “Titularisez les contractuels”. Abordée durant la manifestation, la coordinatrice locale du Snapap-Cgata, Mme Iabaden Faroudja, a réitéré l’engagement des travailleurs communaux dans le hirak, ainsi que leur soutien indéfectible aux détenus d’opinion et à leurs familles. 

“On ne s’attendait pas à une telle décision de la justice qui a malheureusement condamné de jeunes porteurs de l’emblème amazigh, alors que d’autres tribunaux, dans une même Algérie, ont libéré normalement des détenteurs de cet emblème culturel”, a déclaré notre interlocutrice. Pour cette dernière, “les communaux seront toujours là pour réclamer la libération de tous les détenus d’opinion, comme ils continueront encore à marcher pour dénoncer et rejeter la mascarade électorale qui se prépare”. 
 

K. Tighilt



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