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Débat sur le projet de loi de finances 2019

Les députés du RCD chahutés


Les interventions des députés du RCD, hier lors des débats sur le projet de loi de finances 2019 n’ont pas été appréciées par ceux de la majorité  parlementaire. Ces derniers ont tenté de les chahuter, en tapant du poing sur la table. Et pour cause, les députés du RCD, rappelant les derniers événements qui ont secoué l’Assemblée populaire nationale (APN), ont accusé ceux de la majorité présidentielle d’avoir piétiné la Constitution et les lois de la République. “Lorsque les portes du Parlement sont fermés avec des chaînes et que les députés de la majorité utilisent la violence pour empêcher un président qu’ils ont élu, quel exemple veulent-ils donner aux citoyens qui eux ont des raisons pour fermer les portes des institutions, à commencer par la Présidence et ils ne l’ont pas fait ?” s’est interrogé le député Yassine Aïssiouane. “Quelle image des institutions de la République, le système veut transmettre à l’opinion publique nationale et internationale ?” a-t-il ajouté.
M. Aïssiouane affirme avoir entendu, dernièrement, un député de la majorité condamner les marches et les rassemblements organisés d’une manière pacifique par les élèves en Kabylie pour dénoncer le refus de certains d’étudier la langue amazigh, réclamant la généralisation de l'enseignement de cette langue. Ces élèves n’ont pas recouru, même pas une fois, à la fermeture des portes des écoles avec des chaînes. Le même député, a indiqué
M. Aïssiouane, “justifie le recours de ses amis à la violence”. Ce qui fait dire au député du RCD, que “la raison ayant déserté le pays depuis longtemps, avec ce genre de déclaration on n’est plus dans le registre politique mais dans le domaine psychiatrique”. Son collègue du même parti,  Mohamed Hamdous, abonde dans le même sens : “L’Assemblée nationale continue de vivre une grave crise de légitimité, par le fait de la violation de la loi et de la Constitution. Durant cette période des accusations graves ont été échangées entre des députés et le président de l’Assemblée nationale victime d’un coup d’État. Aucune réponse n’a été apportée aux accusations de part et d’autre, sur la dilapidation des moyens matériels et financiers de l’Assemblée nationale”, a souligné M. Hamdous. Selon lui, “seule une commission parlementaire pourra établir la vérité”. Les députés du FLN et du RND ont, pour leur part, salué les mesures contenues dans le projet de loi de finances 2019, insistant notamment sur les transferts sociaux qui ont augmenté. C’est le cas aussi du député Mohamed Okba du parti El-Karama qui a relevé l’absence de nouvelles taxes et d’augmentations des prix.  


M. R.



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