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38e mardi de révolte estudiantine contre le système à Bouira

Les étudiants fustigent “une mascarade judiciaire”


Le 38e mardi de révolte estudiantine contre le système à Bouira a été empreint de colère et d’amertume quant au verdict prononcé par le tribunal de Sidi M’hamed à l’encontre des porteurs du drapeau amazigh. Les étudiants de l'université Akli-Mohand-Oulhadj de Bouira, qui ont battu le pavé, hier, sous une pluie battante, se sont rassemblés devant le siège de la cour de justice de Bouira, où ils ont, encore une fois, protesté contre ce qu’ils ont qualifié de “justice aux ordres”. Les manifestants ont ensuite adressé un message, on ne peut plus clair, aux magistrats et plus précisément à ceux du tribunal de Sidi M’hamed.

“Vous avez trahi votre noble fonction, vous avez trahi le peuple (…) Aujourd’hui, vous avez jugé nos enfants, demain, c’est l’Histoire qui vous jugera”, ont-ils assené. Pour les étudiants, le verdict prononcé dans la nuit de lundi à mardi est une “injure à la justice”. Un des protestataires, fou de rage contre ce qu’il a qualifié de “mascarade judiciaire”, s’est ouvertement attaqué aux magistrats du tribunal de Sidi M’hamed.

“Les juges ont presque failli nous avoir avec leur grève. On croyait sincèrement qu’ils allaient se repentir et se ranger aux côtés du peuple, mais le verdict d’hier est la preuve flagrante qu’ils sont toujours inféodés au système”, a-t-il accusé. Les manifestants munis de banderoles et autres pancartes où il était écrit, entre autres, “Libérez les otages”, “Libérez la justice” ont sillonné les différentes artères de la ville de Bouira en scandant des slogans hostiles au pouvoir en place. “Nous voulons une justice juste et impartiale. Nos enfants n'ont commis aucun crime répréhensible par la loi. Condamner une personne pour avoir porté un drapeau identitaire ou commercialisé des pin’s à de la prison ferme, cela dépasse tout entendement”, dira Chaâbane Meziane, un élu RCD à l’APW de Bouira.

D'autres ont dénoncé le caractère “arbitraire” de ces arrestations, estimant qu’elles traduisent “la volonté du pouvoir de museler toute voix qui peut s’opposer à ses desseins et à sa volonté de se maintenir coûte que coûte”. Pour les étudiants de Bouira, l’élection présidentielle et la feuille de route proposée par le pouvoir en place n’ont aucun sens selon leurs dires, puisque d’après eux, la sortie de crise ne peut venir des gens qui ont contribué à maintenir le système et à le pérenniser.  


RAMDANE BOURAHLA

Publié dans : les campus au rendez-vous

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