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Ils ont muré, hier, le siège de l’APC d’Akkerou

Les habitants de Tifrit Ath El-Hadj réclament une enquête


Les habitants du village de Tifrit Ath El-Hadj, dans la commune d’Akkerou, ont durci, hier, leur mouvement de protestation, faute d’une prise en charge de leurs doléances exprimée la veille. Les protestataires ont carrément muré l’entrée du siège de l’APC locale. 

Cette action, qui a pour objectif de réclamer l’amélioration du cadre de vie des habitants, a été reconduite, a-t-on appris, suite à la sourde oreille des autorités locales qui, “au lieu de prendre en charge les revendications des citoyens de notre village qui datent depuis des années et faire face à leurs responsabilités, accusent les citoyens de faire de la politique”. Dans leur appel, ces citoyens ont affirmé que leur action “est dictée par le mépris et le désarroi qu’affichent les autorités locales à l’égard des citoyens du village et la démission totale des responsables qui n’arrivent même pas à répondre favorablement aux doléances les plus élémentaires”. D’où, ont-ils indiqué, “cette décision de fermeture de l’APC afin de dénoncer la fuite en avant des responsables locaux et de confirmer la volonté de réclamer nos droits les plus légitimes dans un cadre pacifique et organisé”. Selon les déclarations de l’un des manifestants, Dahmane Laker, “la commune est dépourvue de toutes les commodités, à savoir un réseau de gaz naturel, un foyer pour jeunes, une polyclinique, un stade. Même la bibliothèque communale, inaugurée en 2013, est toujours fermée”. “Aucun projet vital n’a été inscrit à l’indicatif de notre commune depuis plus de 20 ans, c’est pourquoi nous demandons des services de la wilaya de dépêcher une commission d’enquête pour un audit concernant la gestion opaque de notre APC”, a ajouté notre interlocuteur.  

Ce représentant des citoyens de Tifrit Ath El-Hadj dit, toutefois, comprendre parfaitement que “les prérogatives des maires sont limitées, mais cela ne doit pas être une excuse et à l’origine d’un tel laisser-aller”. “Nous estimons encore qu’un P/APC qui ne peut pas assurer l’entretien de la voirie publique et la gestion des déchets ménagers ne peut pas aussi assurer des projets de développement à sa commune”, a-t-il ajouté, en colère. Un autre citoyen de Tifrit Ath El-Hadj, Redouane Lamdani, explique que “la décision de fermer le siège de l’APC n’a pas pour seul objectif de réclamer un meilleur cadre de vie, mais aussi de dénoncer la fuite en avant des autorités locales et de réclamer un audit sur la gestion des affaires publiques dans notre commune”. 
Les villageois de Tifrit Ath El-Hadj comptent encore continuer indéfiniment leur action si rien n’est entrepris par les autorités compétentes pour répondre à leurs doléances. 

 
K. Tighilt


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