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L’hiver est rude dans les écoles à Relizane

Les lacunes continuent de s’accumuler

Faute de chauffage, les élèves vivent le calvaire en hiver. © Archives/Liberté

“Chaque année, l’État dégage des centaines de milliards de dinars pour doter les écoles d’appareils de chauffage et d’autres opérations d’entretien et de réfection des infrastructures de l’enseignement primaire, mais en l’absence d’un contrôle rigoureux des services compétents, les lacunes continuent de s’accumuler”, relate un ancien directeur d’exécutif à Relizane. Durant les rudes journées de l’hiver dernier, les enfants grelottaient de froid en l’absence de chauffage dans les écoles. Retour sur une grave défaillance qui touche de nombreuses communes de la wilaya.

La situation désastreuse que vit une grande partie de nos élèves semble durer et ne semble pas trop inquiéter certains responsables. Et pour se disculper, disent les concernés, ces responsables trouvent toujours des “excuses” quant à la réfection des classes ou au manque de chauffage. Cette année, le problème a été soulevé dans certains établissements scolaires à Oued Djemaâ, au nord de Relizane, par des parents d'élèves, des enseignants et même des élèves. À l’approche de l’hiver, de nombreux établissements sont toujours sans chauffage.
Cette situation concerne davantage les localités rurales, où l’on ne compte que sur le mazout pour se chauffer. Dans les zones urbaines alimentées en gaz naturel, la situation est mieux maîtrisée. Avec un taux de couverture en gaz de 80%, la plupart des écoles sont en passe d’être chauffées au gaz naturel. Des APC continuent, cependant, à éprouver des difficultés à réaliser les raccordements de certains établissements dans les localités nouvellement connectées au réseau du gaz.
Dans plusieurs villages relevant des communes reculées, telles que Ramka, Souk El-Had, Beni Zentis, Ouled Sidi Mihoub, Belacel et Sidi Khettab, les écoles primaires sont toujours chauffées au gasoil, car le gaz naturel n’est pas arrivé dans ces localités. Un enseignant déplore : “Nous continuons à chauffer les classes avec des poêles à mazout. Nous avons plus de fumée, de saleté et de mauvaises odeurs que de chaleur. Lorsque l’approvisionnement en gasoil n’est pas fait, c’est un froid paralysant auquel ont droit les écoliers et le personnel.”
Les quelque 150 élèves de Rehailia, à 20 km du chef-lieu de wilaya, continuent d’aller à l’école malgré l’absence de chauffage. “La situation est insoutenable. Impossible pour l’élève d’assimiler quoi que ce soit de ce qu’on lui dispense dans des conditions pareilles, tout cela à cause des poêles à mazout qui tombent souvent en panne.” “Il y a des élèves de Merdjat, une localité distante de 7 km du collège, qui mettent beaucoup de temps pour rejoindre leur classe vu le mauvais état de la route qui se dégrade jour après jour”, déclare notre interlocuteur. Et d’ajouter :“Malgré l’insistance du directeur auprès des responsables pour trouver des solutions, rien n’est fait.”
Même si les APC de Relizane font l’effort de prévoir du mazout pour chauffer les écoles qui ne sont pas alimentées en gaz naturel, ce problème n’est pas pour autant réglé. “Personnellement, je préfère le froid à la fumée que dégagent ces appareils à mazout”, avoue le directeur d’un établissement scolaire du primaire qui précise que “c’est uniquement lors des grands froids que nous mettons en marche ces appareils”. “Il est vrai que toutes les classes sont dotées de chauffage. Personne ne peut nier cela. Mais pendant l’hiver, plusieurs salles se transforment en chambres froides. Pourquoi ? Parce que, soit les appareils de chauffage ne fonctionnent pas pour diverses raisons, soit les vitres des fenêtres sont brisées laissant ainsi pénétrer l’air froid”, témoigne un parent d’élève de Relizane. “Dans les régions éloignées et isolées, même si les chauffages sont allumés, le froid est mordant dans certaines classes, dans lesquelles les écoliers ont du mal à se concentrer sur leurs cours à cause de l’air glacial qui entre par des vitres cassées et des fenêtres qui ne ferment pas. Les enseignants sont contraints, dans ces circonstances, de demander à leurs élèves de ne pas enlever leurs vestes et bonnets pour ne pas avoir froid”, nous dira un enseignant d’un CEM d’une localité rurale.
Parallèlement, une écolière en 5e année primaire nous répond : “Notre chauffage fonctionne, mais parfois, il dégage une mauvaise odeur. Pour cette raison, notre enseignante nous demande de laisser les fenêtres ouvertes, ce qui rend ces chauffages inopérants.”
 

E. Yacine



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