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Pour faire face au stress hydrique qui se profile

Les ministères de l’Agriculture et des Ressources en eau tentent de coordonner leurs efforts


L’Algérie, pays caractérisé par un climat aride ou semi-aride, a un potentiel limité en ressources hydriques. C’est le constat qui revient avec insistance en ces temps où la saison des pluies connaît un décalage en raison du changement climatique, et impose la mise en place d’une stratégie visant à pallier ce manque notamment pour le secteur de l’agriculture. Car, pour l’eau potable, le ministre des Ressources en eau, Arezki Beraki est rassurant : “Les réserves disponibles et stockées du pays permettent de satisfaire aisément les besoins pour l’année 2021, grâce aux 4,3 milliards de m3    dans les barrages, une nappe souterraine qui est composée de 177 aquifères à l’échelle du pays et l’eau de dessalement au Nord.” Lors d’une rencontre de concertation entre le ministère des Ressources en eau et celui de l’Agriculture, hier, le ministre des Ressources en eau a indiqué que des groupes de travail planchent actuellement pour la mise en place d’une stratégie pour l’économie des ressources hydriques et l’élargissement des surfaces irriguées, en précisant que ces groupes travaillent sur trois axes principaux, à savoir l’utilisation des eaux épurées, l’encouragement des agriculteurs à recourir aux techniques et aux équipements d’économie d’eau et le renforcement par des retenues collinaires et la revalorisation de toutes les eaux au niveau des montagnes. 

Pour ce faire, le ministre des Ressources en eau, a indiqué que son département œuvre prioritairement à sensibiliser les fellahs à accepter d’utiliser l’eau épurée, indiquant que cette eau est contrôlée et mise aux normes algériennes selon la réglementation, mais aussi de recenser les utilisateurs potentiels qui pourraient bénéficier de cette eau pour la généraliser. Il a estimé qu’“actuellement on épure plus de 480 millions de m3/an, mais qu’on n’en utilise à peine 60 millions de m3/an, donc c’est tout un retard à rattraper”, avant d’insister sur le fait d’encourager les agriculteurs à recourir aux techniques et aux équipements d’économie d’eau, pour qu’avec la même quantité on puisse doubler les superficies à irriguer. Et de réitérer que les réserves permettent de satisfaire les besoins des agriculteurs, en rappelant que 6,8 milliards de m3 sont utilisés annuellement pour l’irrigation des surfaces agricoles, soit deux tiers de plus que l’alimentation en eau potable qui se chiffre à 3,6 milliards de m3. Tout en rappelant également que la saison des pluies s’est décalée, le ministre a indiqué que ce sont les mois de mars et d’avril, des mois pluvieux, qui nous ont permis par le passé de constituer des réserves. “Il y a eu de la pluie, c’est un bon indicateur, mais on va attendre la fin du mois d’avril, cela va nous permettre de mieux évaluer les besoins pour les années futures, 2021 et 2022, et ainsi se prononcer sur les mesures à prendre. Mais, il y a aussi, la nécessité de tenir compte des effets du changement climatique pour arrêter des stratégies pour le futur”, a-t-il conclu.
 

A. R.


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