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ILS INTERPELLENT BOUTEFLIKA

Les notables d’Illizi remontés contre le wali

© D.R.

Remontés contre le chef de l’exécutif, les élus et les notables de la wilaya d’Illizi interpellent le président de la République et le pressent d’intervenir pour “éviter l’irréparable”, a-t-on averti. Dans une déclaration au vitriol, également adressée au Premier ministre et au ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, ainsi qu’au ministre de la Justice, garde des Sceaux, les rédacteurs dénoncent l’indécence et les agissements irresponsables du wali qui aurait “insulté à plusieurs reprises les élus locaux et les notables de la région”. Le document, dont nous détenons une copie, sonne comme une diatribe visant à décrédibiliser le premier magistrat de la wilaya d’Illizi qui “a trahi la confiance placée en lui par le président de la République en s’arrogeant le droit de politiser unilatéralement ses activités et ses décisions en violation des orientations et instructions du ministère de tutelle”, a-t-on décrié en revenant sur la dernière instruction qui a semé la zizanie dans cette wilaya du Grand Sud après avoir interdit le port du chèche (le turban) au personnel des administrations locales. Contestée, l’instruction a été vite annulée par le wali qui, aussi étrange que cela puisse paraître, porte, lui-même, le chèche à chaque occasion officielle, notamment lors des visites ministérielles. Le pamphlet, cosigné par 77 personnes, fait également ressortir l’opacité et l’absence de dialogue entre l’administrateur et l’administré, nonobstant les fermes instructions du gouvernement et ses rengaines répétées en boucle quant à la débureaucratisation de l’administration publique. “Le wali ne reçoit pas les citoyens et encore moins les notables. Les demandes d’audience qui lui sont adressées par ces derniers traînent jusqu’à deux semaines dans les services de son cabinet avant d’être rejetées”, maugrée-t-on. Les rédacteurs de cette déclaration, qui s’étale sur  deux pages, tiennent à préciser que “le wali ne connaît rien au langage du dialogue ni au pacifisme, trahi par ses innombrables abus et les réquisitions signées depuis son installation pour recourir à la force publique en vue de disperser des manifestants ayant pris part à des protestations pourtant pacifiques”. La lettre des notables taxe également le wali de snobisme du fait qu’il refuse à chaque fois et sans motif aucun de rencontrer les représentants de la société civile en dépit des demandes répétées qu’ils lui ont été vainement adressées. “Le responsable mis en cause menace d'engager une action judiciaire contre ses détracteurs, affirmant qu'il est soutenu par les plus hautes autorités de l'État. Il va jusqu’à impliquer les maires dans ses magouilles, les poussant à faire des déclarations de soutien à sa personne en utilisant des sceaux officiels”, dénoncent encore les rédacteurs de la lettre, soulignant le rôle joué par les notables lors du dernier soulèvement citoyen qui a failli tourner au vinaigre. “Sans notre intervention, le désastre aurait été plus grave”, rappellent-ils, en louant la sagesse de l’Amenokal et des élus de l’Assemblée populaire de wilaya qui se sont réunis, récemment, en session extraordinaire pour décrier “l’immobilisme” imposé par le chef de l’exécutif.


RABAH KARECHE

 



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