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Le Camra évoque une impasse dans le conflit avec la tutelle

Les résidents en appellent au président de la République

Pas de solution à l’horizon au conflit ministère de la Santé-médecins résidents. © Zitari/Liberté

Les médecins résidents estiment que l’intervention du chef de l’État est “la seule garantie” pour mettre fin à la mascarade dans le secteur.

Le Collectif autonome des médecins résidents (Camra) a adressé une nouvelle lettre au président de la République, “premier magistrat du pays et garant de la Constitution”, demandant son intervention pour le règlement du conflit qui l’oppose au ministère de la Santé, pointant “l’absence d’une volonté d’atteindre un minimum d’entente”.
Dans leur appel, les médecins résidents mettent en exergue l’impasse à laquelle a abouti le conflit en dépit des discussions et des séances de négociations, en rappelant les “accusations injustifiées” proférées par “certains responsables” à leur encontre et exprimant leur appréhension quant à une éventuelle instrumentalisation de leur cause par “ceux qui placent leurs intérêts avant ceux du pays”.
Ils rappellent, en outre, que depuis six mois, les 15 000 médecins résidents ont entamé un mouvement de protestation qui a touché les quatre coins du pays, après que “toutes les portes du dialogue sérieux ont été fermées”. Et ce, avant d’estimer que “le fond du problème est lié à la dignité du médecin qui a été bafouée”. Les médecins résidents affirment que, depuis des années, leur tentative de porter leurs doléances “n’ont abouti qu’à des promesses et des séances de dialogue pour le dialogue, puis à une marginalisation et une fuite de la responsabilité de la part de la tutelle”. Ils rappellent, dans ce contexte, que la législation régissant le secteur est élaborée sans la consultation des personnels concernés, estimant que “le déni de droit et de ségrégation dont souffrent aujourd’hui les médecins résidents est dû à une violation sans précédent de la Constitution et à un défi aux instructions du président de la République”. Les médecins résidents relèvent, dans leur correspondance, le fait que “le médecin est le seul citoyen algérien à être soumis, consécutivement à l’obligation au service civil et au Service national”. Ils estiment, dans ce sens, que le service civil “consacre l'échec durable et va à l’encontre du processus de développement initié”, en dénonçant les tentatives de dénaturer leur mouvement, “de la part de ceux qui disent qu’on refuse le service civil et qu’on s’abstienne de servir le peuple”. Les auteurs de l’appel jugent que “la législation régissant le service civil n'a pas atteint le but souhaité”, tout en proposant des alternatives à même d’élargir le champ du traitement et de la prévention dans de meilleures conditions, mais elles ont été rejetées.
Ils considèrent que “le service civil obligatoire est une sorte d'humiliation psychologique imposée aux médecins”, contrairement au reste des diplômés de l’université. Aussi, ils proposent de le remplacer “par un système social d’incitations qui préserve la dignité du médecin”. S’agissant ensuite du Service national, les médecins résidents réaffirment leur “pleine disponibilité à défendre la patrie dans toutes les circonstances”, mais dénoncent le fait d’avoir été “exclus du droit à l’exemption, à l’instar de tous les Algériens”, et d’être mis sur un pied d’égalité avec “les insoumis”.
Et tout en révélant que les deux tiers des médecins résidents sont des femmes, le Camra indique que “les médecins femmes sont privées de leurs droits les plus élémentaires, comme le droit à la maternité, droit qui est devenu objet de marchandage et de chantage”.
Les médecins résidents estiment, enfin, que l’intervention du président de la République est “la seule garantie” pour mettre fin à la mascarade dans le secteur en lui renouvelant leur confiance pour consacrer la légitimité de leurs revendications dans toutes les disciplines.


A. R.
amar.rafa@liberte-algerie.com

 



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