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Envenimations par morsures de serpents

Les spécialistes estiment qu’il y a “plus de peur que de mal”

© D. R.

 “Il y a plus de peur que de mal”, “il faut démystifier la situation”, “il faut dédramatiser”… Ce sont là quelques-unes des expressions rassurantes par lesquelles les spécialistes au CHU de Tizi Ouzou ont tenté, hier, d’atténuer la panique provoquée récemment par l’apparition de serpents dans cette région  où une femme de 33 ans est décédée fin novembre dernier des suites d’une morsure d’un reptile venimeux.

Intervenant lors d’un séminaire consacré aux “envenimations et leurs prises en charge thérapeutiques”, le Dr Saïdani de l’Institut Pasteur d’Algérie a expliqué que sur les 3 000 espèces de serpents existant dans le monde, 10% sont venimeuses, et concernant l’Algérie, il existe essentiellement deux catégories de serpents, à savoir les couleuvres qui sont habituellement inoffensives et les vipères qui ne le sont pas.

“En Algérie, les envenimations par morsures de serpent sont principalement dues aux vipères. Dans le monde, il existe quatre grandes familles de vipères, mais en Algérie c’est surtout la famille des Solénoglyphes qui existe.

Chez cette dernière, on distingue deux espèces, à savoir la Cerastes, appelée également la vipère à corne, que l’on rencontre dans le sud du pays, et la Macrovipera lebetina que l’on retrouve dans le nord du pays”, a détaillé le Dr Saïdani avant de souligner que dans la wilaya de Tizi Ouzou, la Macrovipera, qui est, dit-il, aussi dangereuse que la Cerastes, se trouve notamment dans les localités montagneuses comme Makouda, Iferhounène, les Ouacifs, Mâatkas et Yakourène.

Concernant le phénomène observé depuis fin novembre à Tizi Ouzou, à savoir l’apparition fréquente de serpents dans de nombreuses localités, le Dr Saïdani n’écarte pas que cela soit dû au changement climatique. “C’est comme les piqûres de scorpion : avant, elles étaient enregistrées entre juin et août, mais maintenant, avec les changements climatiques, on les enregistre à partir de fin avril jusqu’à octobre.

Puis, même en période de froid, les serpents peuvent sortir de leur hibernation pour absorber la chaleur lorsqu’elle est disponible”, a-t-il expliqué tout en indiquant qu’au niveau national, près de 800 morsures de serpent ont été déjà enregistrées en 2018, soulignant, toutefois, que la plupart étaient sans danger.  
 

S. L.



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